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Présentation de l'éditeur

Martial et Odette se sont laissés convaincre par un agent immobilier spécialisé en résidences senior. Ils ont quitté leur grise banlieue pour un petit « paradis » taillé sur mesure dans le sud de la France. Les voici, en pionniers des Conviviales, sorte de camp de vacances perpétuel avec villas individuelles toutes conçues à l’identique mais qui leur apporte le premier des conforts, « se sentir bien protégé et en sécurité permanente ». Pour Odette et Martial, une nouvelle vie commence. Mais assez vite, les défaillances du gardiennage s’ajoutent à l’ennui de l’isolement.

Leurs premiers voisins, Maxime et Marlène aménagent enfin. Puis une femme seule qui n’est pas celle que l’on croit. L’animatrice du club-house, un peu hippie sur le retour, peut entrer en fonction.

Le huis clos devient vite un shaker explosif. À force d’être tenu à l’écart, le monde extérieur avec ses nomades et autres ombres nocturnes finit par terroriser nos résidents. Chacun perd peu à peu son sang-froid. Surtout quand le gardien massacre un chat à coups de pelle ou quand le moindre orage paralyse le système de sécurité.

Les troubles obsessionnels, les blessures secrètes s’affichent jusqu’à ce que la lune, une nuit plus terrible que les autres, se reflète dans l’œil droit du gardien, arraché par une balle perdue…

Quatrième de couverture :

Avec beaucoup d'humour et de finesse, malgré la noirceur du sujet, Pascal Garnier brosse le portrait d'une génération à qui l'on vend le bonheur comme une marchandise supplémentaire. Une fin de vie à l'épreuve d'un redoutable piège de rêves.

Avis et commentaires :

Plongée toujours aussi jouissive dans le monde de nos travers et de nos craintes tels que le faisaient si bien Pacal Garnier. Le noir dans ses excès dans cette communauté faîte de deux couples (Maxime et Marlène, Martial et Odette) et le duo constitué par Léa, l'homosexuelle Léa et l'animatrice hippie Nadine.

Chaque personnage, au premier abord d'une banalité affligeante, va se découvrir à travers ses travers, ses histoires personnelles, son côté obscur au contact d'un environnement qui leur a été vendu comme un Eden sécurisé au mode de fonctionnement bien réglementé (pas d'enfant, des voisins triés sur le volet, une animation dirigée). Dans les faits, ce paradis Provençal se révèle être d'un ennui rare, la résidence reste quasi déserte, le gardien apparaît comme être inquiétant et en plus l'arrivée de gitans à proximité de la résidence, comme tous les ans, déclenche de vieilles peurs ancestrales et tout dérape.

Libido mal contenue, tentative de séduction, sénilité précoce, crainte des uns ou des autres exacerbées, cela se termine en apothéose sanglante et incendiaire. 

Comme toujours, le style au scalpel, les descriptifs affûtés, les huit clos étouffants et drôles sont marqués du sceau jouissif et spécifique de Pascal Garnier.

Tag(s) : #Les coups de coeur littéraires noirs
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