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Rentrée Littéraire Septembre 2021.

Seconde des nombreuses lectures de cette nouvelle rentrée littéraire.

Un grand merci à Gilles Paris, aux Editions Léo Scheer pour ce partenariat.

Quatrième de couverture :

La narratrice de ce roman a décidé, un jour, de couper les ponts avec le monde qui l’entoure, de renoncer à sa carrière d’écrivain, de quitter Paris pour se réfugier dans sa maison, perdue dans la campagne, au milieu du pays d’Auge.
Cela fait maintenant cinq ans qu’elle vit là, recluse, parfaitement solitaire, en dehors de son chien, Paul, qui l’accompagne partout. Depuis, elle n’a plus écrit une ligne.
À l’origine de ce changement de vie, il y a un traumatisme, si violent qu’elle en a perdu la mémoire. Des bribes de souvenirs vont pourtant refaire surface. Cette femme rendue à elle-même découvre alors qu’elle a été la victime d’un harceleur qui ne lui a laissé aucun répit, au point qu’elle a failli en perdre la vie.
Aujourd’hui, ce personnage monstrueux l’a retrouvée. Cette fois, elle n’a plus le choix : ce sera lui ou elle.

Nathalie Rheims vit toujours à Paris. Danger en rive est son vingt-deuxième roman.

Avis et commentaires :

Etrange et déroutant roman de cette rentrée mais passionnant en tout cas dans une oeuvre à mi-chemin entre autobiographie, polar  et roman. Difficile à en rendre l'originalité sans trahir le contenu ; néanmoins ce récit est celui d'un témoignage sur les ravages du harcélement d'un lecteur sur la narratrice du roman. C'est sous la forme d'un puzzle que le lecteur va partager la solitude choisie d'une auteure au coeur du pays d'Auge dont on devine qu'à l'origine de son exil volontaire, il y a la douleur de la perte d'un amour profond, d'une volonté de se reconstruire loin de tout ce qui fut sa vie d'avant ; une auteure reconnue plongée dans les trépidations de la vie parisienne. 

Le village d'adoption de la narratrice offre le décor d'un lieu sans rien d'extraordinaire, d'une certaine banalité où tout un petit monde se connaît et se fréquente essentiellement dans le lieu habituel de toute convivialité ; un café. La narratrice, vit ici une retraite totale sans aucune activité créatrice particulière.... le goût de ne voir personne, de longues promenades avec le seul compagnon toléré ; un chien. C'est néanmoins lors d'une de ses promenades que les choses changent.... une voiture abandonnée avec comme seul élément de preuve de la présence de son propriétaire ; un bracelet qu'elle va garder au lieu de signaler et ce véhicule et le bracelet.... et là tout change avec le retour dans son quotidien, dans ses nuits et ses pensées d'une épreuve du passé qu'elle fuit. Ajoutez à cela un fait divers avec la disparition d'une infirmière et l'histoire rebondit alors entre la curiosité des gendarmes locaux, d'un détective et d'un journaliste autour de la narratrice.... 

Harcélement, dangers des réseaux sociaux, volonté de se perdre, de se couper de tout son passé, la volonté d'oublier celui qui l'a persécuté qui semble avoir retrouver la narratrice. Les liens se renouent, l'angoisse monte, le questionnement du lecteur sur la fragilité supposée de la narratrice.... Quelles sont finalement les motivations de la narratrice ? Est-elle si fragile que celà ? de quel côté se trouve le personnage le plus machiavélqiue ? Les repères se brouillent, le lecteur se perd et je retrouve ici toute la qualité de la plume de Nathalie Rheims.

Tag(s) : #gillesparis, #nathalierheims, #rentreelitterairesept2021, #editionsléoscheer
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