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Nouvel ouvrage de belle facture dans le cadre des 68 Premières Fois, merci à cette équipe de talent et aux Editions Les Avrils pour cette belle découverte.

Quatrième de couverture :

Ici, on ne parle que de ça. Du pont. Bientôt, il reliera l'île au continent. Quand certains veulent bloquer le chantier, Léni, lui, observe sans rien dire. S'impliquer, il ne sait pas bien faire. Sauf auprès de sa fille. Et de Marcel qui lui a tant appris : réparer les bateaux dans l'odeur de résine, tenir la houle, rêver de grands voiliers. Alors que le béton gagne sur la baie, Léni rencontre Chloé.
Elle ouvre d'autres possibles. Mais des îles comme des hommes, l'inaccessibilité fait le charme autant que la faiblesse.

Avis et commentaires

Rarement un livre nous amène autant à connaître de l'intérieur ce qu'est le sentiment insulaire. Par la voix de Leni, les lecteurs sont plongés dans ce qui faisait l'ADN de cette petite communauté d'insulaires ayant connu calme et autonomie face à l'arrivée de ce qui va définitivement mettre un terme à cette autonomie ; le pont.... et donc le lien avec un continent dont on redoute pour certains et que l'on espère pour d'autres. Une île qui tenait, entre autres, par ses activités de chantier naval et un tourisme saisonnier contenu.

Après un vote majoritaire des insulaires pour la construction d'un pont, des réticences s'affichent malgré tout et montent crescendo à l'heure où les premiers travaux se mettent en place entre les plus proches de Léni, le narrateur ne sait pas s'engager dans un un sens ou l'autre. Il faut dire que Leni a d'autres sujets de préoccupation aussi bien professionnels que surtout privés. Son amitié avec le patron vieillissant du chantier et leur historique commun comme la passion de la voile et de la mer, son cercle d'amis du bar de l'île, son ancienne compagne et leur fille. Entre les déchirures naissantes dans son cercle le plus proche, l'arrivée de Chloé, jeune photographe à laquelle il va s'attacher, Léni se perd, s'engage à contre cœur dans le conflit naissant et prend le risque de tout perdre. Des portraits sensibles, des failles personnelles, une véritable connaissance du sentiment et de l'essence même de la nature insulaire, Martin Dumont nous porte au gré des embruns, des combats, des fragilités....

Un second titre.... de grande qualité.

Tag(s) : #68premieresfois, #lesavril, #martindumont, #tantquilrestedesiles
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