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C'est via le Forum "Partage Lecture" dans le cadre d'un challenge sympathique "Une nouvelle façon de partager nos lectures" lançé par Cassiopée que je découvre cet auteur qui m'a toujours plu.

Quatrième de couverture

A Venise, alors envahie par les troupes napoléoniennes, Johannes Karelsky, violoniste au talent reconnu dès l'enfance, enrôlé dans l'armée française et blessé au combat, trouve domicile chez un mystérieux luthier, passionné d'échecs et amateur d'eau-de-vie. Très vite, entre ces deux hommes du secret, se noue une complicité faite de respect, de silence et de musique, qui se changera en une amitié que la simple évocation d'une voix de femme, dont on ne sait au juste où elle les entraînera, scellera jusque dans la mort. Le violon noir, douleur et chef-d'oeuvre du luthier, est-il en fin de compte l'instrument de leur perte ou de leur rédemption ? 

Après Neige, Maxence Fermine nous donne à lire un roman envoûtant, écrit dans une langue concise et poétique.

Avis et commentaires :

Coïncidence, "Neige" du même auteur devait être le livre qui me lança sur le le forum Partage Lecture et ce style mi poétique, mi philosophique m'avait conquis et en a fait pour moi un auteur que je suis de manière régulière par ailleurs.

Et bien une fois de plus le charme a opéré, on partait déjà sur un décor dont je suis fan depuis sa découverte ; Venise, c'est aussi une évocation historique, on y parle du jeu d'échec et la place de la musique y est prépondérante et en plus en une certaine manière c'est un conte philosophique. Tous les éléments sont donc réunis pour me séduire.

126 pages d'un récit fulgurant, sans fioriture et avec une concision toute horlogère. L'histoire de Johannes Karelsky, violoniste de génie, une oreille musicale absolue, dès l'enfance, exhibé et abusé par une mère castratrice et possessive à l'excès tel un certain Mozart, son destin semblait tracé d'avance jusqu'à ses 31 ans. C'est Napoléon Bonaparte et sa guerre d'Italie qui le propulsa, alors qu'il avait pris la décision de cesser toute exhibition pour se consacrer à l'écriture de son Opéra, dans l'horreur de la Guerre d'Italie.

Griévement blessé, à la frange de la mort, victime ou non de la vision d'une étrange femme cavalière au chant et à la voix envoûtante, il échappe à la mort pour se retrouver en villégiature à Venise et connaître alors une sorte de seconde chance et vie auprès d'un vieux luthier de génie, passionné de musique et à l'histoire personnelle si proche finalement de Johannes. Entre pratique du jeu d'échec, partage d'émotions commune et seul  témoin des souvenirs troubles du vieux maître luthier et toujours à la recherche de la pureté et de la création de son oeuvre, nous sommes plongés dans une écriture aussi passionnante que concise sur les traces de la voix parfaite, d'histoires d'amours tragiques et de folies comme d'un étrange violon noir aux pouvoirs bien peu naturels...

 

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