30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 10:37

 

 

Un grand merci à Bibliofolie et aux Editions Rivière Blanche pour ce partenariat.

 

Grant Allen traduit par Jean-Daniel Brèque
Baskerville 02. Les Exploits du Colonel Clay
ISBN-13: 978-1-61227-010-4
232 pages

"Arrêter le Colonel Clay ? Mais, monsieur, nous ne sommes que de simples mortels !"

Maître du déguisement, illusionniste hors pair, recherché par toutes les polices du monde, le Colonel Clay est le plus grand des voleurs… mais ce n'est pas un gentleman ! Voici qu'il s'est mis en tête de persécuter Sir Charles Vandrift, un homme d'affaires sud-africain enrichi par ses mines de diamant, qui se partage désormais entre son hôtel particulier de Londres, son château en Écosse et les hauts lieux du tourisme mondial, du Tyrol à New York en passant par la Riviera.

Escroquerie, supercherie, contrefaçon, cambriolage - le redoutable Colonel ne recule devant rien pour harceler sa victime. Mais le plus filou des deux n'est pas celui qu'on pense…

Essayiste, polémiste et grand voyageur, Grant Allen (1848-1899) fut une figure marquante de l'Angleterre victorienne. Auteur de la toute première biographie de Darwin, dont il était le disciple, il est demeuré célèbre pour Le Roman d'une féministe (1895), une œuvre qui fit scandale en son temps. Mais il est aussi l'auteur de romans d'aventures, de contes fantastiques, de scientific romances et de romans policiers humoristiques dont le plus savoureux est celui consacré au Colonel Clay, " le prédécesseur d'Arsène Lupin " à en croire Claude Mesplède.

 

Avis et commentaires :

 

Robin des Bois, Arsène Lupin, les références ne manquaient pas pour présenter ce livre et j'avoue mettre bien amusé à la lecture de ce livre, car c'est vraiment un livre de divertissement.


Douze chapîtres courts, autant d'épisodes droles relatant les différentes forfaitures que réalise, un dénommé Colonnel Clay, si c'est bien son vrai nom, à ridiculiser et à entamer un peu la fortune d'un millionnaire (le riche, sot et fat) Sir Chales Vandrift, son épouse et son secrétaire et beau frère Seymour Wentworth, ici le narrateur. Pour cela il va passer maître en déguisement et en escroquerie de tout ordre en poursuivant Sir Charles à travers l'Europe, au besoin avec la complicité tacite du narrateur, à tel point qu'en bon chat échaudé ce même Sir Charles devient totalement paranoïaque et s'engage à le débusquer et à le faire arrêter.

Bien entendu, en jurant à chaque fois de ne plus se faire prendre, Sir Charles va à la fois se méfier de tout le monde (d'où quelques erreurs de jugement assez comiques) mais se faire prendre à chaque fois jusqu'aux termes de ce duel.

 

Eminement sympathique, ce livre est une critique du monde des affaires, des affairistes (financiers et boursicoteurs) des nouveaux riches qui sévissaient déjà à l'époque de l'auteur (le XIX ème siècle). On ridiculise ce monde avec ses faux principes, sa bétise avec une certaine truculence et c'est à vrai dire unrécit rocambolesque, quasi picaresque. On est loin ici de ces romans policiers ou le suspense est intenable et la violence omni présente. Cela se lit avec légéreté, sans forcémment vouloir le finir d'une traite.

Les moeurs de l'époque (celle des scandales economiques), d'une certaine bourgeoisie, de ce monde de clubs et d'apparences sont bien rendus. Les traits les plus vifs et drôles sont ceux portés à Sir Charles, à sa femme et dans une moindre importance au narrateur. Tout ce petit monde se croit le plus malin du monde et se retrouve néanmoins toujours le dindon de la farce. Les pièces de théatre de boulevard, type Labiche, trouveraient dans ces aventures de quoi s'enrichir et aussi assez inspirés.

 

Bonne lecture, en résumé.

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 16:27

Dans Un Jour Ou Deux de Tony Vigorito - Livre

 

 

Un grand merci à News Book et aux Editions Gallmeister pour ce partenariat.

 

 

  • Auteur : Tony Vigorito
  • Editeur : Editions Gallmeister
  • Langue : Français
  • Parution : 06/05/2011
  • Format : Moyen, de 350g à 1kg
  • Nombre de pages : 353
  • Nombre de livres : 1
  • Dimensions : 20.50 x 13.90 x 2.70


Résumé : 

Tout commence par l'apparition d'un mystérieux graffiti sous un pont : ""HO HO"", ""Quand ?"", ""Dans un jour ou deux."" Bientôt, le Dr Fountain, éminent généticien, se retrouve prisonnier de l'armée qui le contraint à travailler sur une nouvelle arme biologique, un virus baptisé ""Le Joueur de flûte"". Frappées de folie douce puis de mutisme, les victimes voient disparaître leur capacité à communiquer entre elles. Alors que son meilleur ami se fait embarquer pour servir de cobaye à une ultime série de tests, Fountain, entouré de responsables militaires et financiers encore plus fous que leurs patients, a pour mission de trouver l'antidote. Reste à savoir où ils en seront dans un jour ou deux. ""Dans un jour ou deux"" s'inscrit dans la lignée des grands romans visionnaires américains. Cette satire biotech, variation brillante et délirante sur la fin du monde, est un ""Dr Folamour"" du XXIe siècle.


A propos de l'auteur :

Tony Vigorito a grandi à Cleveland, dans l'Ohio. ""Dans un jour ou deux"" est son premier roman. Il enseigne et vit à Austin, au Texas.

 

Avis et Commentaires :

 

L'époque est au catastrophisme, à la mise en exergue de la face la plus sombre de l'être humain ; le contrôle des technologies les plus à des fins plutôt criminelles. Les mariages des sciences les plus en pointe (travail sur l'ADN, la biologie molléculaire)  sous les auspices de l'armée et de grands conglomérats financiers ; il faut dompter la nature, la détourner pour mieux s'assurer de l'autre. Cette idée a souvent et continue à être un puissant moteur d'attraction pour les écrivains (SF, romans noirs, thriller), c'est un genre littéraire qui m'a toujours intéressé et je dois dire que cette fois j'ai été déstabilisé par ce livre et cet auteur. 

 

Commençons par l'histoire,  sur un campus d'une université américaine, le généticien Fountain, scientifique pleutre, terne mais reconnu mène une petite vie sans couleur et dans un poste bien planqué puisqu'il est généreusement payé sans assurer de cours. Sa vie en société se résume en un couple de professeurs Blip et Sofia, totalement à l'opposé de lui par un caractère commun exubérant, doux énergumènes très marqués par ce qui fut Woodstock, pour être plus imagé, l'un comme l'autre serait plutôt dans l'excés. Ils mènent une sorte de ménage à trois.... Blip se distingue sur le campus et dans la ville  par des tag énigmatiques se résumant en des questions aussi absconces qu'inédites, ce qui va très vite le mettre dans une situation délicate par rapport aux autorités locales.

Le noeud de l'histoire arrive dans la foulée avec le recrutement du Docteur Fountain par son président d'Université pour un conglomérat politico / économico / militaire, moyennant une rémunération conséquente, il va devoir trouver un antidote à une nouvelle arme de guerre, présumée pacifique, puisque mettant un terme à la capacité des humains visés à communiquer et à s'exprimer à travers des crises de rire puis des propos incohérents pour se terminer en totale incapacité à parler. Ce virus dénommé  Le Joueur de Flûte a été crée et est en cours d'expériementation mais ses créateurs n'ont pas pour autant trouver son antidote, d'où le recrutement de notre généticien. Outre l'argent, ses employeurs vont le forcer à collaborer en innoculant ce virus à son seul ami. Bien entendu, comme dans tout bon film catastrophe, tout va se révéler sans contrôle et échapper à toute maîtrise...

 

Roman de SF catastrophe ? non  car ces huits clos entre le Docteur Fountain, son président d'Université, le général Kiljoy, Miss Mary la financière du projet seront autant de prétextes à des digressions philosophiques, essentialistes, religieuses, sur les vertus de l'amitié, le genre humain, les mélanges de genre douteux, une certaine critique de la société et de la mentalité américaine assez réaliste, le tout sous le signe de l'humour et brillamment illustré (on sent qu'il y a une véritable recherche encyclopédique dans ce livre). La fin du livre n'est pas forcément prévisible ni trépidente, on apprend juste si l'humain peut s'adapter à de telles catastrophes ou non et de quelle manière, que ceoit à titre individuel qu'à titre collectif. Pour moi, ce n'est pas tant l'histoire qui est intéressante mais toutes les caricatures de nos civilisations modernes et les questions de fond sur un ensemble d'éléments très documenté.

 

Livre ardu par certains passages, je n'ai pas pu le lire d'une traite et il faut s'aménager des pauses avant chaque reprise pour mieux apprécier et goûter à l'ensemble.

 

 

 

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 14:36

Détails sur le produit

 

 

Présentation de l'éditeur

C’est un crime bien médiéval qui embarrasse les dirigeants du royaume de France, en cet automne 1226 : un libelle, recopié par une main anonyme et déposé jusqu’au palais royal traîne dans la boue la bien-aimée reine Blanche de Castille. Pour désamorcer la crise politique, il faut confier l’enquête à un personnage non officiel, un solitaire dévoué à la reine. Josserand, dit le « Grammairien » sera l’homme de la situation. Sauf que Josserand, au lieu de trouver des libelles, commence à découvrir des cadavres. Et dans ce Paris des bords de Seine, les suspects ne manquent pas : une ténébreuse femme-enfant, des marchands trop prospères, des chevaliers au sang bouillant ou ce mystérieux troubadour du Châtelet, qui répond à tout par une chanson. Or, le temps presse : les menaces contre le royaume s’accumulent… et des nouvelles alarmantes arrivent sur la santé du roi. Une enquête policière touffue, rythmée et tendue qui maintient le suspens jusqu’aux dernières pages. Marie Visconti situe ce nouveau roman policier à l’époque de Louis VIII, fils de Philippe Auguste, époux de Blanche de Castille et père du futur saint Louis. Loin des images d’Épinal, voici un Paris médiéval plein de vie, de secrets et de fantasmagorie.

 

Avis et commentaires :

 

Fan d’enquêtes et d’intrigues policières entremêlées à l’Histoire, j’avoue que je manquais d’équivalences dans la France du Moyen Âge et c’est avec plaisir qu’à l’occasion d’un livre voyageur, j’ai pu lire cette enquête.

 

Suspense, trahisons, rebondissements, c’est ce que nous offre  Marie Visconti. Plongé dans l’époque où la France n’avait pas un royaume bien défini, si ce n’et Paris  et ses abords immédiats. Louis VIII (père du futur Saint Louis), marié à Blanche de Castille est sur le chemin du retour de sa conquête d’Avignon mais fort malade et inquiet des complots dans son entourage pour lui succéder, voir pour le remplacer, qui ne manquent pas. Repères historiques véridiques, le récit romanesque entre en jeu avec les aventures d’un jeune universitaire singulier : Josseran « le Grammairien ».

Chargé de découvrir l’auteur d’un libellé assassin sur la reine, celle qui le sauva autrefois, il est plongé dans une série de meurtres autour de la quête du « Livre Grégeois », fabuleux livre mêlant alchimie et armes de guerre redoutable pour celui qui  le possède.

 

Alchimie, bateleur, querelles religieuses, croisade contre les Albigeois, concurrence acharnée entre les moines soldats Hospitaliers et Ordre des Templiers, tout se bouscule et se mêle dans cette enquête mais dans un ordre logique et historiquement véridique.  Difficile enquête de ce Sherlock Holmes de l’époque, à la fois lettré et bateleur mais jamais une déception ou des longueurs.

 

Un excellent polar historique à vraiment découvrir

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 14:31

Détails sur le produit

 

  • Broché: 247 pages
  • Editeur : Lis et Parle (10 mai 2010)
  • Collection : LITTERATURE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2915387052
  • ISBN-13: 978-2915387056

Présentation de l'éditeur 

Trois jeunes amis unis comme les doigts de la main sont liés, pour deux d'entre eux, par une promesse excessivement contraignante. Un acte posé à un âge où l'on augure mal les conséquences peut, avec le temps, se révéler dramatique. Maxime, Samuel et Meera connaîtront ainsi les tourments inhérents à la condition humaine. L'action se déroule principalement en Inde et au Népal, deux pays colorés et pleins de contrastes, où les castes se côtoient mais ne se mélangent pas et où, comme partout ailleurs, tout peut arriver, le meilleur comme le pire. Amitié candide de l'âge tendre, amour, sentiment de trahison, colère destructrice, et enfin réconciliation avec soi-même et le monde, sont les clés de cette aventure qui tient le lecteur captivé dès le début jusqu'à son dénouement.

Avis et commentaires :

 

Un roman superbe, à caractère initiatique, découvert à l’occasion d’un livre voyageur, sans conteste, le second coup de cœur de mon été.

A la base une amitié profondes entre 2 garçons Maxime et Samuel teintée de grands histoire d’amour avec Meera, jeune fille indienne issue de la caste des Brahmanes et cela depuis la plus tendre enfance. Outre cette passionnante histoire d’amour / amitié et d’engagement, une magistrale évocation de l’Inde, ses cultures, ses paradoxes à travers la diversité de ses paysages et régions (Delhi, Calcutta, le Népal), le tout sous la plume croisée  de ces deux auteurs très sensibles, tout en nuances et véritablement humains.

Un serment indéfectible et perçu comme tel pour Samuel et Maxime dont on ne connaîtra l’intégralité et les excès qu’à la toute fin du livre et tout cela pour les yeux de la remarquable beauté indienne qu’est Meera.

Un serment en partie trahi par Samuel selon Maxime qui de désespoir et de rage quitte l’Inde pour l’Angleterre et une brillante carrière dans la finance. Selon nos critères occidentaux, il va réussir sa vie professionnelle mais sans joie, en solitaire et avec tous les défauts (égoïsme, mépris envers les autres) de ces traders, sans foi ni loi jusqu’au jour où il va rentrer en Inde, rattrapée par son serment de jeunesse et sur l’appel de Meera.

La seconde partie du livre va nous permettre d’assister à la véritable mise en danger de Maxime confronté à la réalisation  du voyage initiatique  que Samuel n’a pas pu finir et à des rencontres, tantôt dangereuses mais le plus souvent spirituelles. L’occasion pour le lecteur de se familiariser à cette remarquable et complexe culture indienne à travers ses peuples les plus divers et hospitaliers et des paysages exceptionnels. Des rencontres marquantes, tant pour nous que pour Maxime.

Une quête exceptionnelle à vraiment lire.

Une écriture passionnée, sensible et profondément humaine.

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 14:27

Les deux vies de Charlotte Merryweather

 

Présentation de l'éditeur 

Charlotte Merryweather a 32 ans. Elle dirige sa propre société de relations publiques, habite un bel appartement londonien, sort avec Miles, un garçon gentil mais un peu ennuyeux. C'est une jeune femme très ambitieuse, stressée par le travail et bourrée d'allergies. Dans un embouteillage, elle remarque une vieille Coccinelle, décorée exactement comme l'épave qu'elle conduisait dix ans auparavant. Stupéfaite, elle décide de la suivre. Au même moment, son portable ne marche plus, elle a un étourdissement... et reconnaît au volant de la Coccinelle, elle-même, dix ans plus tôt. Plus ronde, une coupe de cheveux catastrophique, habillée comme un sac, mais chantant à tue-tête, visiblement plus gaie et insouciante ! Charlotte va sympathiser avec cette version d'elle il y a dix ans et lui prodiguer ses conseils avisés : s'épiler les sourcils, ne pas sortir avec ce minable, mettre de l'écran solaire... Mais Charlotte n'a pas la recette miracle du bonheur et l'inconnue lui réserve bien des surprises...

Avis et Commentaires :


 

Imaginez un instant un mélange de « Retour vers le Futur », « Sex and the City » et un zeste du »Journal de Bridget Jones » et vous avez ce gros livre distrayant, éminemment sympathique et définitivement léger… le livre de plage qu’il me fallait.

Pour celles et ceux dont les repères cinématographiques et série TV annoncées n’évoquent rien, disons que Charlotte, l’héroïne de ce livre est une femme jeune, à priori, comblée avec une agence de communication qu’elle a crée et qui marche bien, un petit ami assez bien assorti, bref de beaux projets professionnels et privés en perspective à l’heure où commence son récit.

C’est du moins ce qu’elle pense jusqu’au jour où à l’occasion d’une déviation de sa route habituelle, elle se retrouve dans le quartier de sa jeunesse (plutôt délurée) et surtout face à elle, quinze ans plutôt. Une fois remise de ce choc, dont on pourra trouver une possible explication à la fin du livre, elle se promet, à tort ou à raison , de guider de la manière qui lui paraît la plus appropriée, avec le recul et son expérience, pour refaire son schéma de vie…

Tout l’intérêt du roman est là, qui des deux ; Charlotte jeune trentenaire plutôt « executive woman » mais pétrie de contradictions  ou Lottie, jeune inconsciente et insouciante bohême, telle qu’elle était prénommée par ses amies, il y a plus  de dix ans, va ou non corriger, aider l’autre à réussir sa vie.

Tout cela est décrit sous un registre humoristique, l’univers de Charlotte va alors être bousculée de fond en comble, en voulant gérer ses deux vies en parallèle. Elle va s’apercevoir qu’entre autres, son petit ami « très pépère »est du genre à ne voir dans leur éventuelle relation maritale  qu’un bon investissement financier et surtout immobilier, que le domaine des affaires peut être aussi régi sous le règne d’un certain sexisme…

Caricature de l’une et de l’autre des vies de Charlotte, de ce fameux petit ami, du client américain providentiel, du couple d’ami en dérive, d’un certain mode de vie régi par les seules apparences… tout est évoqué assez brillamment.

Quelques instants de sincérité, voir des séquences émotionnelles importantes mais surtout un livre distrayant mais sans plus. C’était d’ailleurs probablement le but de son auteur.

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:40

Les grands écrivains publiés dans "Le Figaro", 1836-1941

 

Une anthologie littéraire et historique exceptionnelle issue des archives du quotidien Le Figaro, cent textes d'écrivains inédits ou méconnus. 

 

« Les Grands Ecrivains publiés dans le Figaro » de Bertrand De Saint Vincent :

Un grand remerciement à Livraddict et  aux Editions Acropole  pour ce  partenariat de grande qualité.

 

Avis et commentaires :

 

Ce livre est un recueil de grande  qualité, un ouvrage que l’on peut découvrir par époque, par écrivain et que je reprendrai au gré de mes envies.

 

Une bible, à sa manière pour les passionnés de littérature, d’histoire, de grands engagements politiques, de débats et de combats idéologiques et intellectuels mais c’est aussi des événements légers, des chroniques des siècles passées. Il y a longtemps que les grandes références en termes de presse nationale française ne nous permettent plus, faute de  plumes de talent, de nous passionner sur les grands sujets culturels, idéologiques, sociaux et politiques.

 

On découvre que le Figaro a connu des époques où sa ligne idéologique s’ouvrait parfois à tous les horizons et laissait des auteurs s’opposer, des tribunes à des écrivains plus éloignés de sa propre ligne de conduite et ainsi à une certaine  éthique journalistique.

Recueil s’étendant de 1836 à 1941, deux siècles troublés par des révolutions, des conflits reprenant des auteurs aussi différents que Zola, Jules Vallés que Barbey d’Aurevilly  mais aussi des écrivains purs comme Mirbeau, Alphonse Daudet ou Maupassant  pour le XIX ième siècle.  Et pour le tout récent XXème siècle place aux journalistes – écrivains comme Kessel, écrivains voyageurs comme Loti ou Morand mais aussi des écrivains engagés et totalement rivaux comme Montherlant, Mauriac, Gide ou Bernanos mais aussi aux artistes accomplis comme Cocteau, des écrivains majeurs comme Proust ou Colette.

 

Pour le XIX ième siècle, on passe allègrement de chroniques brillantes sur les acteurs, les actrices, les expositions avec de fins connaisseurs comme Gautier ou Nerval, reflets culturels d’une époque où le théâtre et les peintres comptaient et faisaient partie des habitudes de la bonne société. Morceaux d’anthologie avec les portraits des combats littéraires entre la critique et l’écrivain avec d’Aurevilly, des saillies pour critiquer le dédain d’une époque vis-à-vis de Balzac décrit comme un génie par Zola qui critique par ailleurs le culte pour Alexandre Dumas ou Victor Hugo. Des engagements politiques, toujours chez Zola en faveur des Juifs et de Dreyfus à caractère plutôt de gauche contre les nationalistes de tout bord avec d’Aurevilly ou Barrés. Et enfin des voyages avec Loti.

 

Le XX ième siècle voit se succéder les engagements politiques avec Kessel, Mauriac, Montherlant, Claudel et Gide souvent totalement contradictoires mais aussi des chroniques plus légères avec Proust, Colette, très littéraires et très mondains avec Cocteau.

 

Quoiqu’il en soit, chaque siècle est merveilleusement décrit en quelques articles et chroniques et pour le lecteur un peu curieux,

cela amène de nombreuses réflexions devant de telles  audaces, engagements, erreurs de jugement et un sens profond des réalités de chaque époque.

 

Un plaisir de lecteur, de curieux et de gourmand que ce recueil.

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 23:40

 

Invitation pour la petite fille qui parle au vent

 

 

En tout premier lieu,  des remerciements très sincères, à  l’heure où je referme ce livre encore très ému par cette belle  histoire, à Bibliofolie, aux Editions « Fin mars début avril » et à Sébastien Fritsch pour sa dédicace personnalisée accompagnant ce  partenariat.

 

Histoire, avis et commentaires :

 

Drôle, bouleversant, sincère et tellement proche de la  vie quotidienne de ses lecteurs, tels sont les premiers qualificatifs qui me viennent  à l’esprit après une lecture fébrile de ce livre.

 

Histoire et  histoires  familiales reconstituées par bribes et pièces qui s’emboitent heureusement pour décliner ce qui à la base est le parcours de quelqu’un qui n’a pas eu d’histoire originelle car orphelin ; Thomas Couderc. Cet enfant balloté de familles d’accueil en familles d’accueil  est devenu médecin légiste passionné par son métier et a construit un cocon familial qu’il n’a jamais eu (promesse qu’il s’était faîte dès l’enfance), cela ne s’est pas passé aussi simplement et on va découvrir que ce beau projet ne s’est pas fait  sans problème et n’offre pas un portrait sans faille.

 

Cette découverte  très sensible se fait par traits légers à travers des instantanés de vie des membres les plus proches de cette famille ; Solveig, l’épouse et la femme de cœur de Thomas dont on apprend tout l’historique de leur  rencontre (c’est le fil conducteur de ce roman), les 3 filles du couple (Estelle, Salomé et Clara)avec des itinéraires complexes tant professionnels que privés pour les deux ainées (histoires d’amour vraies mais tragiques)  et des chemins de traverse qui les ont séparé, sensées reconstituer leur trio à l’occasion du mariage de la petite  dernière Clara la plus sereine et apaisée et enfin Alice, amie du couple et assistante de Thomas mais surtout véritable clé de voûte de la famille.

Thomas Couderc est  médecin légiste par choix, cette orientation n’est pas forcément consciente, c’est probablement la mise en perspective de l’ensemble des témoignages de ses filles qui nous donnera des éléments de réponse. Ce choix et son habitude  singulière mais néanmoins excentrique de faire ses examens légistes en parlant et en inventant des histoires à chacune des victimes expertisées vont directement perturber ses relations avec Solveig, ses filles et Alice. Dans le bon sens pour cette dernière qui par égard pour Thomas ainsi que par amour et reconnaissance va mettre en musique et en écriture les histoires qu’il renouvelle à chaque mort autopsié, en publiant  des romans. Dans un certain sens négatif, surtout pour ses deux filles ainées qui vont elles aussi côtoyer la mort dans leurs histoires d’amour respectives, un musicien drogué qui espère la gloire pour Estelle et un jeune Kenyan atteint du sida pour Salomé. Histoires d’amour tragiques, donc, probablement en liaison avec une trop grande difficulté de communication pour Thomas envers le monde des vivants et donc de ses proches, amputé par la recherche inconsciente de ses parents et de la rencontre alors qu’il était  enfant d’une  petite fille qui le marqua

Trop semblables, trop différentes entre elles ou / et par rapport à leur père, le lien entre les trois sœurs et leur père reste complexe mais à la fois passionné et d’une grande tendresse si ce n’est amoureux. La conjonction de l’histoire de vie de Thomas et de celles de ses proches à différents moment, va aussi amener le lecteur à établir le portrait de celle qui reste l’élément clé de ces vies et a donné le titre à ce fantastique roman ; « la petite fille qui parle au vent ».

Portrait d’une grande tendresse, juste, pudique et empreint d’une certaine gravité et poésie, c’est un bel auteur que je découvre ici. Une écriture  subtile, juste et de qualité, tout cela sans jamais donné dans le pathos ni dans l’excès, voilà longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de découvrir un auteur et un monde de cette qualité.

 

Quelques citations :

 

« Aussitôt Thomas prend cette résolution ; « Je ne veux pas devenir fou, moi. Alors, puisque c’est comme çà, quand je serai grand, je serai pas adulte. » »

« Puis enchainant les phrases réconfortantes, il parvenait finalement à leur réinventer une vie ; une vie qui finissait bien. Comme s’il s’était senti investi de la mission de consoler ces cadavres du sort funeste qui les avait conduits au laboratoire de médecine légale du CHU de Nancy-Brabois.

«  Deux sœurs, c’est comme deux pays d’un même continent : héritage commun, coutumes dissemblables »

« Mais tu auras beau ouvrir tous les cadavres de la terre pour les chercher, tu ne retrouveras jamais tes parents ! Par contre, depuis quarante ans, il y a plein de gens qui sont entrés en scène ; et tu n’as même pas un regard pour eux »

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 21:29

http://i53.tinypic.com/9r5bmb.jpg

 

Principe :

 

On en a tous un ou deux dans notre biblio : 
on les a lu, ils nous ont plu 
mais bien voilà, on ne les relira pas...

Ces livres là, ben, ils en ont marre de rester derrière les autres 
qui passent entre les doigts d'humains alors qu'eux dépérissent petit à petit...
Leurs pages jaunissent, leurs lettres s'effacent.
Ils ont donc décidé de prendre leur valise et d'aller voir ailleurs!




Vous l'aurez compris: 
il s'agit d'un swap mini-budget accessible à tous ceux qui ont des livres qui sont sur le point de faire leurs bagages 480659

Le principe :
Envoyer un (ou deux) livre(s) qu'on a dans notre biblio, qu'on a aimé et le partager avec son/sa swappé(e)

Le but :
Faire plaisir sans dépenser un seul euro (hors timbres bien sûr)
PS : les livres peuvent être envoyé en enveloppe bullée et ceci à tarif lettre normal, étant donné qu'il s'agit de livres, La Poste ne vous demande pas de l'envoyer en colis!

Le colis :
- un (ou deux) livres  (selon les principes ci-dessus)
- un marque-page fait main ou promotionnel (et oui : mini-budget oblige!)

Les dates:
Comme il y a déjà pas mal de swaps en cours pour les mois à venir, je propose:
* Inscriptions --> 31.07
* Questionnaires --> 15.08
* Attribution swappés = 17.08
* Envoi des colis : entre le 01.09 et le 15.09 

 

Pour moi une première expérience et un certain engouement.

 

Sur ce principe et le choix d'une binôme réalisé, selon les critères recueillis chez moi et mon double, petitblege66, m'a attribué XL.

 

Choix judicieux  et les échanges de colis ont été réalisé dans les temps définis.

 

Pour moi c'est vers la Réunion que mon petit colis est parti avec un à deux marque pages.

 

XL m'a gâté avec deux livres grand format ; Michèle Goettmann "Confessions d'une femme mûre" et C.J Box " Trois semaines pour un adieu"

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 18:00

Le clan Kahill - Le clan Kahill, T1

 

Un grand merci à Livraddict et aux Editions Milady pour ce partenariat, ce qui fut, pour moi, la découverte d'un style littéraire totalement inconnu.

 

Quatrième de couverture :

 

Il y a plusieurs siècles, le clan des vampires Kahill a été chassé d'Irlande et est venu s'échouer sur les rives de la Péninsule de Clare Point, aux Etats Unis...

Fia Kahill est un agent du FBI. Un membre de sa famille a été atrocement assassiné : sa tête et ses mains ont disparu et son corps a été brûlé. C'est la marque d'un tueur de vampires. Et comme d'autres victimes de son espèce sont découvertes, Fia comprend qu'il finira par s'en prendre à elle.

Pour comble, on lui assigne Glen Duncan comme coéquipier. Cet homme ressemble trait pour trait à Ian, celui qu'elle a aimé et qui l'a trahie des siècles auparavant. Elle s'était juré de ne plus jamais aimer un humain depuis. Mais elle cède au charme de Glen, et les conséquences de cette liaison risquent d'être bien plus sérieuses que tout ce qu'elle imaginait.

 

Avis et commentaires :

 

Première découverte de ce qu'il convient de classer sous la rubrique "bit-lit" avec ce livre et d'ores et déjà, je dois reconnaître que ce ne sera pas forcément ma littérature de prédilection et cela, hors toute considération sur ce livre en particulier.

 

Une trame  assez simple ; une enquête policière mais dans un monde particulier celui d'une ville essentiellement occupée par des vampires et un clan en particulier, celui des Kahill. Une des ressortissantes de ce clan, Fia, se retrouve plongée dans son histoire personnelle et ses trahisons ou reniements au sein de son cycle, en tant qu'enquêtrice du FBI sur des meurtres contre les siens. 

Histoires personnelles, remise à jour (pour moi) des moeurs des vampires plutôt en charge de la défense des humains, persécutés et une déontologie propre.

 

Un style clair mais une histoire prévisible (traditionnelle histoire d'amour entre deux mondes que tout devrait opposer) tant dans son déroulement que dans la résolution des ces meurtres.Pas de rebondissement ni de suspense exceptionnels, des scènes parfois drôle (un vampire chez un psy). Cela reste un moment de lecture agréable mais sans plus.

 

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 19:43

La Mano

 

Un grand merci à Babelio et aux Editions Dargaud pour m'avoir fait découvrir cette BD dans le cadre de ce partenariat Masse Critique BD.

 

Résumé

Paris, de nos jours. L'actualité fait ressurgir des souvenirs à Sandro, un médecin. Pendant les années de plomb, il y avait en Italie une mouvance terroriste d'extrême gauche dont faisait partie Pugno, un mouvement clandestin qui refait parler de lui. Sandro songe à Raffaella, Aristo, Dina et Piero, etc. Avec un dossier sur cette période de l'histoire italienne.

 Sandro, Piero, Aristo, Raffaella et Dina sont unis comme les doigts de la main. Ils vivent leurs meilleures années dans l'Italie des années soixante. Pétris d'idéaux, ils fondent un groupe activiste : La Mano. Mais toute action a un prix. Sont-ils prêts à assumer tous leurs actes, surtout quand l'irréparable survient ?

Avis et commentaires :
Une belle découverte à nouveau que cette BD pour quelqu'un comme moi qui ne dispose pas d'une grande culture dans ce domaine. Plaisante cette histoire parce qu'elle me permet de me plonger à nouveau dans une partie de l'histoire contemporaine récente.
Remis aux goûts du jour par l'affaire Battista et son périple Brésilien comme sa fuite et le soutien que lui apporte des écrivains engagés comme Fred Vargas, cette BD tombe à pic pour revenir sur l'Italie post seconde guerre où les fascistes et les communistes continuent à s'opposer avec une dérive anarchiste et meutrière dont l'assassinat d'Aldo  Moro sera le sommet.

 

L'histoire d'une bande de jeunes en révolte qui vont vite passer du simple acte de vandalisme à des assassintas et des attentats plus meurtiers. C'est donc le premier tome de l'histoire de cette bande qui se fait appeler La Mano avec les oppositions internes, les histoires d'amour entre eux et un message idéologique qui s'étiole et les oppose au fur et à mesure qu'ils progressent dans la violence.

 

Bon premier tome avec des dessins de choix, des dialogues clairs et une certaine recherche dans les traits. Un premier tome accompagné en fin de volume de coupures de presse de l'époque et de documents divers mais indispensable pour la bonne compréhension de l'histoire à l'attention d'un public plus jeune.

 

A suivre à travers les tomes suivants (Bologne puis Paris).

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