Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

http://delphinesbooks.files.wordpress.com/2011/07/romaingary0.jpg?w=300&h=300l

 

 

Delphine, grand passionaria de cet écrivain a mis en place ce challenge (link) sans délai et ne connaissant cet auteur que par ses noms... je me suis pris au jeu et me suis inscris pour, initialement, le niveau Mini-Challenger (1 à 2 romans et/ou bio)  puis pris par cette écriture très variée et riche je passe dans la catégorie Moyen-Challenger (3 à 5 romans et/ou bio).

 

Les trois livres lus et aimés sont par ordre chronologique de lecture :

 

"La promesse de l'Aube" publié sous le nom de Romain Gary.

"La vie devant Soi" publié sous le nom d'Emile Ajar.

"Gros Câlin" publié sous le nom de Romain Gary.

 

Couvertures, quatrièmes de couverture et avis :

 

La promesse de l'aube

 

Quatrième de couverture :

 

"--Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele d'Annunzio, Ambassadeur de  France- tous ces voyous ne savent pas qui tu es !

Je crois que jamais un fils n'a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là. Mais, alors que j'essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu'elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l'Armée de l'Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses lèvres se mirent à trembler, et j'entendis une fois de plus la formule intolérable, devenue depuis longtemps classique dans nos rapports : - Alors, tu as honte de ta vieille mère ? "

 

Résumé, avis et commentaires :

 

Jamais un roman n'a jamais été à caractère autant autobiographique que celui-ci. Dans un style brillant et sur plus de 391 pages, j'ai pu découvrir et suivre le parcours. De son enfance polonaise, où sa mère dresse pour lui déjà des plans glorieux à la fois militaire, littéraire et diplomatique jusqu'au pasage en France, seule terre valable pour le destin qu'elle lui dresse avec sa carrière militaire et ses débuts d'écrivains, tout est ici narré de la manière la plus drôle et sensible possible.

 

Comment ne pas s'attacher aux pas du narrateur, totalement sous l'emprise d'une mère de nature malade, seule à l'élever, à la fois exclusive, autoritaire mais aussi prête à tous les sacrifices pour valoriser son fils aux yeux de la société et du monde. Jamais, dans mes lectures, je n'ai tant retrouvé de similitudes sinon avec le parcours d'un Albert Cohen par exemple ; une mère possessive, exclusive, jouant l'intermédiare et sacrifiant sa vie au culte de ce fils qu'elle veut prodige. Bien sûr il va tenter de s'en démarquer, il va la détester mais surtour, inconsciemment , accomplir ce destin au prix de résignations, de travails, de mensonges. Sa vie sentimentale fut aussi mise de côté, parfois, si elle ne plaisait pas à son unique amour ; sa mère.

 

Passionnant ce parcours d'un homme, au coeur d'un monde troublé, en guerre, récit d'une vie étonnante, d'un enfant de son siècle.

 

Merci Delphine pour ce livre voyageur et cette découverte d'un livre de cette ampleur.

 

 

 

La vie devant soi

 

Quatrième de couverture :

 

Signé Ajar, ce roman reçut le Prix Goncourt en 1975. Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille dame juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que "ca ne pardonne pas" et parce qu'il n'est " pas nécessaire d'avoir  des raisons pour avoir peur". Le petit garçon l'aidera à secacher dabs son "trou juif", elle n'ira pas mourir à l'hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré "des peuples à disposer d'eux-mêmes" qui n'est pas respécté par l'Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu'à ce qu'elle meure et mêm au-delà de la mort.

 

Résumé, avis et commentaires :

 

Second livre, là encore prêté par Delphine, et second choc, plus sensible encore dans ce livre poignant avec des personnages aussi attachantsque Momo, notre héros et sa bien étrange nounou (?) madame Rosa, Madame Lola mais aussi Monsieur N'da Amédée ou Monsieur Hamil, le tout dans un quartier  bien coloré et vivant ; Belleville.

 

Enfant perdu, Momo nous fait vivre avec ses mots et ses expressions sa vie de tous les jours chez Madame Rosa et de la petite communauté d'enfants hébergés par cette vieille femme juive. Choc de culture entre ce petit arabe et cette ancienne déportés d'Auschwitz et des camps nazis, un petit débrouillard qui fait de son décor quotidien une épopée.

Cette histoire d'amour / haine entre Madame Rosa et Momo, rythmée par la débrouillardise et une certaine filouterie qui leur est propre est un bonheur. C'est aussi le passage délicat pour Momo de se voir visité par les démons de l'adolescence.

 

Beaucoup d'émotions, des rebondissements, des pages de grandes tristesses mais toujours un espoir et Momo retombant sur ses pattes et ce vocabulaire, ses tournures reflêtant parfaitement le langage de ce petit titi parisien.

 

Gros-Câlin

 

Quatrième de couverture :

 

J'ai passé, depuis, des journées entières à me promener dans les rues avec Gros -Câlin. Ce qui cause les préjugés, leshaines, les mépris, c'est le manque  de contact humain, de rapports, on se connaît pas, voilà. Je faisias en somme une tournée d'information.

Physiquement, Gros-Câlin est très beau. Il ressemble un peu à une trompe d'éléphant, c'est très amical. A premièrevue, évidemment, on le prend pour quelqu'un d'autre. Je pense sincérement qu'il gagne énormément à être connu. Je répondais poliment aux questions- sauf, je dois l'avouer, lorsqu'onme demandait ce qu'il mange, ça me met hors de moi, comme on est, bon Dieu ! mais en général, j'évitais le prêchi-prêcha, pour ne pas avoir l'air de faire de la propagande. Il faut que les gens s'oriententpeu à peu, apprennent à se comprendre entre eux, que ça leur vienne tout seul.

Mes promenades dans Paris avec Gros-Câlin prirent fin lorsque la police  s'en  mêla. Il interdit de troubler l'ordre public en montrantdes bêtes dites  dangereuses dans les rues.

Mais passons à une description plus précise de l'objet de notre étude...

 

Résumé, avis et commentaires :

 

Livre totalement détonnant par rapport aux deux précédents, et qui montre combien cet auteur fut prolifique et s'exerça à tous les styles littérraires.

 

Le narrateur, Monsieur Cousin, dont on finira qu'à surnommer que selon le nom de son python, Gros-Câlin est un être peu social, obscur employé aux statistiques dans une entreprise quelconque ayant soucis de développer un certain paternalisme. Solitaire, timide, se voulant être le plus transparent possible. Ses besoins sociaux et relationnels se limitent à un fantasme incarné par une collège noire Madame Dreyfus pour laquelle il s'invente une histoire passionnée, ses collègues de bureau lui sont indifférents voir hostiles.

 

A l'heure où le commun des mortels se contenterait, pour compagnie, d'oiseaux ou de chiens, lui c'est un python de plus de deux mètres qui joue le rôle d'animal de compagnie, voire de tendresse. Avec un style drolatique, Romain Gary va faire de son héros, un défenseur des droits des pythons, injustement considérés qui va vouloir se poser en promoteur du choix d'un animal de compagnie, hors norme.

Bien évidemmment et plus sérieusement, c'est le thème de l'incommunication dans un monde norméqui est mis en exergue. Cousin et son ami de coeur Gros-Câlin, seul support de la tendresse dont il a besoin, va se heurter à ses voisns, ses collègues, la loi dans une croisade pour enfin trouver sa place et l'amour dans la société humaine.

 

Un livre attachant, drolatique mais aussi profond, une critique de nos sociétés modernes trop normées. Il y a du Vian dans ce livre. 

Partager cette page

Repost 0