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Un grand merci à Karine et à son forul Club de Lecture ainsi que les Editions Hugo et Doc pour la découverte, en partenariat, de cette auteure dont je n'ai lu que "Bonjour Tristesse" (oui je sais cela n'est pas très original)  mais dont le style m'avait impressionné.

 

Quatrième de couverture :

 

"Je est un autre". Cette phrase de Rimbaud pourrait s'appliquer à Françoise Sagan, auteur à 19 ans, du succés planétaire Bonjour Tristesse. La légende s'est emparée d'elle. Bolides, vitesse, accidents, drogue, alcool, conquêtes féminimes et masculines. La vie est une fête, un excés permanent. Mais le mythe a occulté l'histoire de Françoise Quoirez. Quelle est la véritable personnalité de cette enfant  de Cajarc, que les parents n'attendaient plus, après la mort d'un nouveau-né ?

Un subtil écrivain du coeur humain, d'abord. Une gamine surdouée qui comprend tout, tout de suite, et perd ses illusions à dix ans devant le mal absolu et le silence définitif de Dieu. Une jeune fille qui prend pour modèle  un père "sans gravité". Une soeur qui aime passionnément son frère. Une femme incestuelle qui ne peut vivre en dehors de l'enfance et des siens. une bourgeoise réactionnaire, enfin, qui défend le FLN algérien et devient l'icône ruinée de la Mitterandie.

Construit comme un roman dont l'héroîne est Sagan elle-même, l'auteur, après avoir lu et relu son oeuvre, a recueilli de nombreux témoignages dont celui de son fils ainsi que des documents inédits. il nous restitue un personnage paradoxal enfin débarassé de sa légende !

 

Avis et commentaires :

 

Génie, fulgurance, tragédie, lourd secret, passionnée, amoureuse, drogue, excés et vitesse.

 

A la fermeture de cette biographie, ce sont les mots ou adjectifs qui se bousculent à l'esprit du lecteur mais aussi gâchis, mal - être et une certaine auto destruction. Sagan, c'est un personnage de roman à part entière, une de ses météores qui traversent la seconde moitièe du vingtième siècle avec des rencontres de tout ordre. Rejet de l'ordre établi, détestatiion des règles et de la religion, des modèles sexuels bien établis, quel itinéraire chaotique mais quel sens de la mise en scène. 

 

Pascal Louvrier, l'auteur de cette biographie manie avec talent le croisement et le recoupement des livres de Françoise Sagan avec le parcours de vie de cette femme. Comment une blessure, la mort du premier enfant de ses parents, dans des circonstances qui frôlent plus la maltraitance qu'autre chose, comment ce bébé, Maurice, hantera son propre pacours et fixera probablement le mal être de Françoise. Une jeune fille fragile, pourtant relativement épargnée par la seconde guerre mondiale, un milieu famillial aisé, profondément libre et passionnément aimée par son père qui va tout supporter de ses caprices et tocades, elle même profondément attachée à son frère, va exploser avec son premier livre et le succès qui s'en suit dans un style littérraire unique et en profonde opposition avec les meours de l'époque.

Tout s'enchaîne, le succès, les amis prestigieux, les partenaires sexuels tant masculins que féminins, une grande hustoire d'amour avec Guy Schoeller (l'image de son père ?), l'accident de voiture qui manque de la tuer, la chute dans la drogue pour d'abord supporter la douleur que lui occasionne les séquelles de l'accident, un fils unique d'un personnage à la fois play boy brillant mais gay, les avortements, alors illégaux, son engagement politique à gauche avec la relation trouble et fascinante de Mitterans et toujours l'écriture..... Rebellion et écriture, deux fantastiques leviers dans la vie de Françoise Sagan

 

C'est aussi la descente en enfer et la ruine financière pour celle qui connut aussi bien les stars de cinéma, les milliardaires, les écrivains, les philosophes de cette fin de vingtième siècle et toujours la drogue et de moins en moins de livres, la source se tarit, les femmes de sa fin de vie qui la coupent du monde extérieur et de ses amis d'avant. Elle n'aurait jamais voulu quitter l'enfance, elle s'éteind dans la douleur et dans une indifférence quasi générale.

 

Fantastique lecture qui ne me donne qu'une seule envie, lire son oeuvre et qui m'a permis d'oublier cette caricature de femme à la gestuelle et la dialectique hachée quasi pathétique lors d'un de ses passages à la télévision.

 

Tag(s) : #Mes critiques de livre lus

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