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Nouveau roman lu en partenariat avec la librairie Décitre et son forum Entrée Livre dans la cadre de l'opération Coup de Coeur d'un Jury Public que je remercie particulièrement ainsi que les Editions Actes Sud

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Editions Actes Sud.

Livre de 204 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Dans un village corde perché loin de la côte, le bar local est en train de connaître une mutation profonde sous l'impulsion de ses nouveaux gérants. A la surprise générale, ces deux enfants du pays ont tourné le dos à de prometteuses études de philosophie sur le continent pour, fidèles aux enseignements de Leibnitz,  transformer un modeste débit de boissons en "meilleur des mondes possibles". Mais c'est bientôt l'enfer en personne qui s'invite au comptoir, réactivant  des blessures très anciennes ou conviant à d'irréversibles profanations des êtres assujettis à des rêves indigents de bonheur, et victimes, à leur insu, de la tragique propension de l'âme humaine à se corrompre.

Entrant, par-delà les siècles, en résonance avec le sermon par lequel Saint Augustin tenta, à Hippone, de consoler ses fidèles de la fragilité des royaumes terrestres, Jérôme Ferrari jette, au fil d'une écriture somptueuse d'exigence, une lumière impitoyable sur la malédiction qui condamne les hommes à voir s'effondrer les mondes qu'ils édifient et à accomplir, ici-bas, leur part d'échec en refondant sans trêve, sur le sang ou les larmes, leurs impossibles mythologies.

 

Avis et commentaires :

 

Livre de plus de 200 pages dans un style littéraire assez précieux mais d'une grande richesse lexicale, partagé en 7 chapîtres dont les titres, à l'image de l'histoire rapportée, se répondent en écho et sont tirés du "serment de Saint Augustin à Hippone pour consoler ses fidèles de la fragilité des royaumes terrestres", ce sont ici les membres de la famille Antonetti et Pintus comme la petite communauté des habitués du bar de ce petit village corse où se déroule l'essentiel des événements qui verront leur petit monde grandir et exploser.

 

Ce sont plus particulièrement Marcel Antonetti, Matthieu Antonetti, Aurélie Antonetti et Libero Pintus auxquels s'attache Jérome Ferrari et son lecteur. Les moments de leur vie les plus cruciaux sont ici visités de l'intérieur avec pour scène principale le bar que Matthieu et Libero reprennent en main et re développent.. Le cadre choisi est la Corse, son histoire et sa culture sont merveilleusement rendus dans son immuable destin.

 

Outre les multiples rebondissements dans la gestion du bar de Marie Angèle, où se succèdent les gérants plus ou moins heureux ce sont les destins contrariés de Marcel qui voyait dans une carrière militaire la quête d'un destin glorieux mais qui ne le connut jamais, c'est aussi Matthieu né continental qui cherche à travers des études de philosophie (Leibniz) une raison d'être, mais qui finalement se perd en chemin avec la gérance de ce bar, celui de sa soeur Aurélie, archéologue sur les traces de Saint Augustin en Algérie se heurtant à la culture machiste, anti colionaliste de ce pays et enfin de Libero, ami sarde mais profondément insulaire, abandonnant ses certitudes après un master de philosophie dur saint Augustin pour bousculer et diriger Matthieu à travers la reprise du bar, peut-être celui le plus proche de la culture et de ses racines corses. 

 

Récit très poétique parfois long dans la recherche d'uen écriture quasi précieuse, c'est le récit de vie de cette communauté autour d'un bar, tout d'abord intimiste puis à la limite du bar à hôtesses dans ses bouleversements, ses amours  et ses jalousies puis finalement ses déviances pour finir en drame, intimement lié aux rapports entre Matthieu et Libero, leurs hésitations et leurs attentes les plus profondes.

 

J'avoue m'être parfois accroché pour poursuivre cette lecture mais ne le regrette nullement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Mes critiques de livre lus

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