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Nouvelle lecture de qualité et très forte avec Les 68 Premières Fois Janvier 2020.

Merci à toute l'équipe et à Flammarion pour cette découverte.

Quatrième de couverture :

« Paupières closes coupées au canif, lèvres parfaitement dessinées, l’air imperturbable. Royal même. Au début, elle a cru qu’il lui plaisait, ce petit. Seulement voilà, cinq mois plus tard, elle a changé d’avis. Ça arrive à tout le monde, non ? Elle voudrait le rapporter à la maternité. Qui n’a pas un jour rendu ou renvoyé la chemise, le pantalon, le pull, la ceinture ou les chaussures qu’il venait d’acheter ? »

Que fait cette tache, noire, dans le cou de son bébé ? On dirait qu’elle s’étend, pieds, mains, bras, visage. Mais pourquoi sa peau se met-elle à foncer ? Ce deuxième enfant ne ressemble pas du tout à celui qu’elle attendait. Aucun doute, il y a un loup quelque part."

Avis et commentaires

Une écriture et surtout une thématique très intenses.

Mots forts et plongée en abîme dans l'esprit de la narratrice sans retenue si terribles que je n'ai pas pu lire ce roman en une seule fois, tant j'en étais troublé.

Vincent, Esther, Alban le petit dernier et la narratrice ont tout pour former une famille épanouie et heureuse....Tout sauf un détail qui prend de l'ampleur.... Vincent et sa femme, leur première fille sont blancs et ....le petit Alban perd ses couleurs de naissance très vite pour devenir un jeune métis... sans raison ni héréditaire, ni adultèrine, ni amoureuse.. Alors que les prémières tâches noires apparaissent, la narratrice, sa maman va tout faire pour le cacher à tous, y compris à Vincent, Esther, ses beaux-parents et son père.... un rejet pur et simple de ce petit être... Et forcément se plonger d'abord dans la recherche des causes de ce changement de couleur de peau, puis tout faire pour le cacher....prête aux pires extrémités jusqu'à une attitude proche de la maltraitance.

Cette inquiétante descente en enfer est couplée à une découverte de ses réelles origines, attendre plus de trente ans pour qu'enfin son père lui avoue qu'en fait qu'elle est une enfant adoptée. Plongée dans ses propres origines, rejet de l'enfant noir en devenir, peur panique du regard des autres, tout cela constitue une oeuvre toute à fait exceptionnelle.

Merci.

 

Tag(s) : #les68premieresfoisjanvier2020, #ameliecordonnier, #nicolegrundliger

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