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Nouvelle lecture dans le cadre de ce groupe des 68 Premières Fois. Merci à Eglantine, aux 68 et aux Editions Eyrolles pour cette découverte.

Quatrième de couverture :

Barbara, la cinquantaine est sommée de prendre en charge sa mère frappée de sénilité. Elle refuse, ayant peu d'affection pour cette mère qui ne l'a jamais aimée; elle veut pouvoir vivre sa vie d'universitaire extravagante et libre. Cependant, la nouvelle la touche plus qu'elle n'est prête à le dire, modifiant sa relation à ses amants, à ses étudiants, et même à la lecture, son plus grand plaisir.
Dans le mêm temps, Charles Bodier, médecin fantasque et désabusé de l'EHPAD où est hospitalisée la mère de Barbara, refuse de baisser les bras face à son apparente froideur : il la poursuit de messages décalés, jusqu'à établir le contact. Barbara va découvrir le secret de cette mère distante, et Charles finir par s'avouer la souffrance qui se cache derrière son excentricité.
A l'image de Lise, aide-soignante humaine et dévouée, ils vont ainsi apprendre tous les deux que le soin de soi passe par le soin de l'autre, et réciproquement.

Avis et commentaires :

Cette rentrée littéraire de Janvier 2020 est décidément un bon cru de livre propre à la réflexion et à l'évasion. C'est encore une fois le cas ici avec ce deuxième roman nous enchante et nous émeut dans ce récit choral et très abouti.

Pour mener à bien ce résultat, elle nous entraîne sur les pas et réflexions de Charles, ancienne ponte en chirurgie et à prèsent à la tête de l'équipe médicale d'un EHPAD, de Barbara l'universitaire brillante et célibataire, de la très humaine Lise, employée d'une rare bonté avec ses résidents et de Ninon, une élève de Barbara avec un sérieux bon sens pour son âge.

Il ne s'agit pas ici pour l'auteure de dresser une énième chronique de la misère parfois présente dans ces institutions, non ce n'est que le point de départ et le carrefour où ses personnages principaux vont à un moment précis de leur vie, celui des interrogations et de l'introspection se relancer.... sous l'influence de chacun et des circonstances.

La clé de ces changements et le déclencheur c'est Rose, une résidente de cet EHPAD.... la mère de Barbara. Jusqu'à ce que commence le roman, il n'y avait plus aucun lien entre elle et sa fille, tant elle avait fait souffrir Barbara dans toute son enfance, sans que cette dernière ne sache vraiment pourquoi....si ce n'est la révélation du terrible secret...... Rose est bipolaire.. Chacun des autres personnages vont à la fois tenter de faire renaître un quelconque amour maternel, ré orienter le destin de Barbara, si cela est possible mais aussi se relancer dans des vies où ils stagnent plus ou moins volontairement.

Des chapitres courts découvrant doucement l'intrigue du roman, une belle sensibilité et une écriture de grande qualité et des personnages attachants.... voilà les clés de l'attrait de cette lecture.

Tag(s) : #les68premieresfois, #nicolegrundliger, #eyrolles, #rentreelitterairejanvier2020

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