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Nouvelle lecture dans cette belle opération des 68 Premières Fois.

Quatrième de couverture :

Battling le ténébreux raconte les joies, les amusements et les désespoirs d'un trio de lycéens qui rêvent et désirent, dans une petite ville de province, autour de la figure d'une jeune Allemande, sculpteur de profession, qui vient de s'installer non loin du collège.

Avis et commentaires

Une belle lecture même si j'ai eu un peu de mal à y rentrer dans les premières pages, puis ce premier cap des 30 premières pages passé, on se prend facilement à ce récit d'enfance aux couleurs d'Oc. J'y ai retrouvé un peu du "Grand Meaulnes" et on peut dire qu'au niveau de la qualité de l'écriture, c'est aussi bien fourni.

Récit de la vie de 3 collégiens de 17 ans,  3 ados en recherche d'identité  et de repéres aux frontières de l'état d'adulte .... un peu coincés dans une vie de collège de province avec sa petite cour de professeurs, proviseur. Un petite ville avec ses commérages, les critiques des unes et des autres et de collégiens qui n'aspirent qu'à s'émanciper...

Le narrateur s'attache d'abord à reconstituer l'enfance de ses deux amis, plus ou moins heureuse, les histoires et origines familiales de chacun et plus particulièrement du plus écorché.... Battling.

Tout cela et particulièrement les vies quotidiennes de Fernand Lache surnommé Battling et de Manuel Feracci dont le narrateur, Vialatte ?, est un proche va se retrouver bouleversé par l'arrivée d'une artiste - peintre  d'orgine allemande.... la bien mystérieuse Erna qui, comme on peut l'imaginer ne va pas passer inaperçue et susciter les ragots les plus variés mais surtout ne pas laisser froids ces deux collégiens amis et les traiter avec des sentiments différents....

Blessures d'enfance, premiers émois amoureux et destin parfois tragique, Vialatte nous dresse une chronique talentueuse et attachante. Proche de ses personnages, de leurs personnalités, de cette Province empesée, on en apprécie le style un peu désuet....un film un peu en noir et blanc mais un récit de grandes qualité.

Tag(s) : #68premieresfois, #nicolegrundliger

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