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Un petit livre étonnant et plaisant. Merci aux 68 Premières Fois et à la maison d'édition La ContreAllée pour cette découverte.

Quatrième de couverture :

L'Odeur de chlore, c’est la réponse de l’usager au programme "Modulor" de l’architecte Le Corbusier. C’est la chronique d’un corps qui fait ses longueurs dans la piscine du Corbusier à Firminy. Le lieu est traité comme contrainte d’écriture qui, passage de bras après passage de bras, guide la remémoration. Dans ces allers-retours, propres à l’entraînement, soudain ce qui était vraiment à raconter revient : le souvenir enfoui offre brutalement son effarante profondeur.
Quelque chose de très contemporain cherche à se formuler ici : comment dit-on « l’usager » au féminin ? Comment calcule-t-on la stature de la femme du Modulor ?
Lorsque le corps idéal est conçu comme le lieu du standard, comment s’approprier son propre corps ? Comment faire naître sa voix ? Comment dégager son récit du grand récit de l’architecte ?
J’ai cherché à traduire la langue du corps, une langue qui est toute eau et rythme. Délaissant la fiction, j’ai laissé le réel me submerger. À la « machine à habiter », je réponds avec du corps, de la chair, jusqu’à rendre visible l’invisible, jusqu’à donner une place à l’inaudible. 

Avis et commentaires :

Un texte qui se lit rapidement, riche en images et symboles tant l'évolution physique de la narratrice comme son état d'esprit y développent un sens du symbolisme et de la métaphore.

Pour qui que ce soit qui a connu aussi ces cours ou ses sorties à la piscine, enfant puis adolescent, les rapides chapîtres de ce livre reflêtent parfaitement nos propres sentiments. Cette piscine, en plus d'un architecte prestigieux dans sa conception, est bien un monde à la fois magique, mystérieux et le cadre des évolutions corporelles de la narratrice. Une sorte de prolongation naturelle du liquide amniotique maternelle, c'est par l'effort que la narratrice, sa soeur, ses premiers petits amis mettent à parcourir, sans fin, ses longueurs de bassin que cette communauté, ses rites, ses challenges existe et se différencie du reste du monde qui les entoure.

Jamais je n'ai eu l'occasion de lire un tel ouvrage sur le milieu d'une piscine municipale...

Je vais me remettre à la natation.....

Tag(s) : #les68premièresfoisnicole grundliger

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