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Quatrième de couverture :

Un proverbe prétend qu’à Aniagrad, tout se monnaye, même l’usage des miroirs. »

Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.

Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques. Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville, le jeune homme s’investit de tout son cœur dans le projet.

Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme.

Avis et commentaires :

Une découverte et un plaisir de se plonger dans les aventures de Rhuys, jeune homme pétri de certitudes, à la recherche d'un idéal et au profond sens de l'honneur. Il semble qu'entre ses rêves de grandeur, la volonté de se réaliser, l'idée qu'il se fait de l'être humain, et la réalité du monde et des ambitions qui s'y déchirent, le choc va être rude.

Noble puis vendu pour une longue période de servitude comme marin, ayant perdu toute fortune, le jeune Rhuys à la fin de sa période de servitude, toujours sans un sou mais fort d'illusions et d'une clé légué par son père et d'un numéro de coffre,découvre la cité franche  d'Aniagrad et pense s'y refaire fortune, redresser sa Maison et se couvrir de gloires et reconnaissances.... C'est aussi là qu'il découvre, dans un premier temps avec horreur,une autre servitude, celle des plus pauvres qui vendent leur beaux souvenirs de leur vie passée aux plus riches pour survivre, s'aliénant ainsi tout histoire de vie et raison. Révolté mais ayant pu ainsi connaître une jeune femme mystérieuse pour laquelle il va s'aliéner, il va devoir aussi faire face aux mensonges de son père, à la remise à plat de tous ses principes et se frottait à la corruption, la violence, les conflits d'intérêts et les faux amis...

De ce livre on retient un style très enlevé, une mise en place des décors et des personnages très détaillée. C'est toute une Cité, un monde, des règles, des classes, des castes, une religion, des mythes et des personnages qui s'animent sous les yeux du lecteur et une intrigue menée, tambour battant. J'en retiens aussi et surtout de très intéressants échanges philosophique parfois, poétique souvent. On ne peut pas, non plus ignorer un certain aspect tragédie classique ; le héros plein d illusions, mettant en avant l'honneur de son rang comme le sien, pris dans les affres d'une relation amoureuse impossible, multiplier les erreurs de jugements et les inimitiés ou conflits, bref un certain talent pour les problèmes. 

Briser ses rêves, poursuivre des chimères, développer ses capacités au combat, affronter la réalité, savoir tirer les leçons de ses erreurs mais aussi dépasser les frontières d'une bonne éducation où la loyauté comme la confiance sont essentielles pour se montrer aussi retors que ses adversaires et toujours rester fidèle à sa muse, seul pilier.

Tag(s) : #Juin 2017 Le mois de Lionel Davoust chez Bookenstock

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