Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelle lecture dans le cadre des 68 Premières Fois.

Quatrième de couverture :

Outre-Mère est moins le récit de la véritable histoire de Charles Morgenstern, juif, bruxellois, enrôlé dans l'armée allemande puis indicateur au service de la Gestapo, que celui de son dévoilement, malgré le silence imposé qui règne encore dans sa famille deux générations plus tard. Que faire des secrets ? De la famille , de la guerre et de ses monstres ? Du silence de la mère ?

Ces questions provoquent tout autant l'enquête de Lucie que l'écriture envoûtante de ce texte.

Le paradoxe de ce roman, son paradoxe passionnant, c'est que le secret le plus crucial apparaît moins dans une révélation - vite livrée au lecteur - que dans les moments anxieux, obstinés et rebondissants de son dévoilement tentaculaire.

Il en résulte un étrange passage de la souffrance et su silence à la délivrance de la mère comme de la narratrice - et du lecteur.

Avis et commentaires :

La famille, ses secrets, la guerre....c'est une thématique qui s'est assez régulièrement présentée dans cette session des 68 Premières fois et le plus étonnant reste que l'angle abordé et son développement dans chacun des livres a amené chez moi le même intérêt.

Ici ce fut donc le cas, la recherche en soi et les arcanes que doit parcourir la narratrice, Lucie, pour retracer les branches supérieures de son arbre généalogique vont l'emmener au-delà de la douleur ses véritables racines. Et pour cause, c'est un pan entier d'une histoire peu reluisante, celle d'un de ses proches qui renia ses propres origines juives pour se commettre avec les pires ressorts et rouages de l'armée nazi ; celle de la collaboration et de la Gestapo.

Le plus dur dans cet exercice pour Lucie c'est de devoir convaincre sa mère pour lui dévoiler ne serait-ce qu'un coin de voile d'une histoire familiale qu'elle connaît mais a totalement voulu rejeter. Pour Lucie c'est un vrai drame que de ne pas avoir connaissance de ces faits, au point de menacer son propre environnement privé. Le lecteur suit toutes les manoeuvres, le questionnement et les pistes bonnes ou non que la narratrice va devoir suivre et ne peut que s'associer à la douleur existentielle de Lucie. Une enquête terrible et un quête identitaire tout simplement âpre et un style d'écriture à charge.

Il faut parfois s'accrocher pour identifier et positionner les témoins et victimes de ce récit mais c'est un livre qui m'a vraiment accroché et plus.

Tag(s) : #Les 68 premières fois

Partager cet article

Repost 0