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Nouvelle découverte grâce aux 68 Premières Fois et en un jour de circonstance, celui de la fête des mères. Merci à cet OP et aux Editions Fayard.

Quatrième de couverture :

J'ai aimé ma mère, follement. Je l'ai cajolée, protégée. Je lui chantais des comptines de couleur, bleue, ou rose, selon l'humeur, pour la rassurer. Je l'épaulais lors de ses chagrins d'amour, j'assistais, déboussolée, à ses crises de manque. J'étais parfois la mère de ma mère... Pourtant, je l'admirais plus que quiconque, je ne l'aurais à aucun moment échangée contre une autre.

Maman, elle n'avait pas peu de se bagarrer avec ses pieds et ses mains, ni de claquer la porte au nez de ses amants. Maman, elle partait en pleine nuit faire la fête, elle m'emmenait dans des dîners de grands en plein Saint-Germain-des-Près, à la Coupole ou au Flore, alors que nous vivions dans de petits appartements faits de bric et de broc.

Ma mère était bohème. Elle était mon ciel et ma terre. Elle était mon Ode. Tout un poème.

Aure Atika est comédienne, scénariste et réalisatrice. C'est son premier roman.

Avis et commentaires :

Ce premier roman est le récit sensible d'une fille qui veut, ici, rendre un hommage particulièrement touchant à une mère, pour le moins, légère et bousculée dans sa vie.

On retrouve la trame d'autres romans portant éclairage sur les années 68 / 70 et sur tous les outrages commis par toute une génération de jeunes gens et femmes à l'orée de ces années de libération totale tout azimut (sexe, drogue et rock n'roll pour copier l'expression bien connue). Une époque que certaines et certains estiment béni(e)s mais qui, ici, se limite à de l'errance, une insouciance coupable....celle de la mère de la narratrice pour qui sa fille était plutôt une copine, une amie, une soeur mais surement pas  une enfant dont elle est responsable et qui devrait être l'objet d'une certaine éducation et de valeurs.

Retraçant ces années de plus ou moins errance au gré des envies et lubies de sa mère, c'est néanmoins le témoignage d'une fille qui a pardonné à sa mère touts les excès, qui dresse une véritable plaidoirie contre tous ceux qui pourrait porter un jugement sévère sur un tel comportement, loin de tout ce que l'on attend d'une mère. C'est aussi probablement l'occasion pour la narratrice de nous faire comprendre qu'elle ne lui reproche rien et qu'elle ne garde aucune séquelle de cette enfance ballotèe et que l'on peut aussi se construire malgré tout. On n'est pas loin du plaidoyer pour la résilience.

Lu sans passion mais avec sympathie et empathie, la facture globale de ce livre est de bonne qualité mais sans excès.

 

 

Tag(s) : #Les 68 premières fois

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