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Une nouvelle pépite dégotée par nos amies des 68 Premières Fois.

Quatrième de couverture :

Août 1939. Qui peut se douter de ce qui va se déchaîner, dévaster tant de vie ? Marguerite est à son bonheur, son mariage avec Pierre, son amour de jeunesse. Un mois de lune de miel dans leur petite maison de l'est de la France. Puis Pierre est mobilisé. La France est occupée. Marguerite va devoir affronter la solitude, la dureté d'n monde de plus en plus hostile, mais aussi découvrir sa propre force, l'amitié, les émotions qui l'agitent. Au contact de Raymonde, la postière libérée des contraintes sociales, d'André, le jeun gitan qu'elle protège, ou encore de Franz, un soldat allemand  plein d'humanité, elle devient pu à peu maîtresse de sa vie, de son corps et de ses sentiments.

Avis et commentaires :

Un roman d'une grande sensibilité sur fond de seconde guerre mondiale ou la tentative réussie de voir que parmi les femmes tondues à la libération pour avoir frayer avec l'occupant ne se cachent pas que des femmes vénales mais aussi des histoires simplement humaines.

Le récit d'un homme pour rendre aussi hommage à ces femmes, qui en raison du départ de leur mari, ou sans soutien familial se sont retrouvées dans un quotidien rude où il fallait trouver la force nécessaires, dans les pires conditions pour simplement vivre ou survivre. Le récit sensible de cet auteur pour simplement relater sans longueur ce quotidien de Marguerite et de croiser son destin à celui d'autres parias et de personnages simplement humains projetés dans des circonstances incertaines et violentes pour lesquelles ils ne demandaient rien. On ne peut que s'attacher à ces étapes de vie entre une femme résistante et soucieuse de libertés, ce soldat allemand qui sans convictions particulièrement bellicistes dispense son humanité à un pays qui sans être le sien, l'émeut, de ce petit gitan qui reste avant tout un enfant et de la jeune Josette qui ne cherchait qu'une simple histoire d'amour.

Evidemment, on n'échappe pas à ces destins plus abjects comme celui de Humblot, traître à son pays, gestapiste quand il faut l'être et résistant quand les vents changent, illustration aussi parfaite d'un pays qui se déclarait résistant à la Libération, ce qui reste encore trop peu évoqué dans nos manuels d'histoire. Enfin l'auteur n'oublie pas non plus d'évoquer ces résistants profitant de leur situation pour régler, parfois sans réelle raison, des conflits d'intérêts pour lesquels ils ne partaient pas gagnants ou ces français trop rapides à juger les femmes tondues comme  de simples catins vénales ou ces hommes massacrés à des collaborateurs.

C'est dans un style très pudique et sans excès de pathos ou de clichés que Jacky Durand entraîne son lecteur dans cette histoire de femme.

 

Tag(s) : #Les 68 premières fois

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