Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelle lecture pour les 68, merci à elles et aux Editions Héloïse d'Ormesson.

Quatrième de couverture :

Lucie est amoureuse. éperdument. Mais pour imposer celui qu'elle a choisi, elle va devoir se battre. Ne pas céder face à l'incompréhension et à la colère des siens. Malgré les humiliations quotidiennes, les renoncements et l'ascèse, elle résiste et rêve d'absolu. Un jour, pourtant, le sacrifice qu'elle a durement payé est ébranlé par la découverte d'un secret. Le doute s'immisce. S'est-elle fourvoyée ou est-elle victime d'une manipulation ?

Avis et commentaires :

Me voilà bien embarrassé pour définir ce que cette lecture a pu susciter chez moi, lecteur traditionnel mais aussi catholique. 

L'idée de base est intéressante, tant les sentiments de Lucie semblent parfaitement rendus et combien la vocation religieuse est parfaitement définie et déterminée. On peut aisément comprendre que les études originelles en Hypo Khagne et les combats fratricides des étudiants choisissant cette voie pour être les meilleurs et l'élite supposée de la nation...peuvent amener une pression et une certaine injustice face à une telle compétition. C'est ainsi que face à ce monde, notre héroïne n'arrive pas à trouver ses marques et ressent la totale vacuité de cette étape et l'absence de tout sentiment humain. Probablement guidée par une amie intime fortement imprégnée d'un sentiment de recherche spirituelle, Lucie prend le chemin du couvent et on suit avec elle son évolution et surtout un monde tout aussi inhumain et vide de toute substance spirituelle que celui qu'elle a voulu quitté. Là où elle attend entraide, poursuite d'amitié avec celle qui inspira son choix, elle trouve haines, vexations, jalousies et trahisons.Ce monde du couvent est décidément celui où tous les défauts, calculs quasi carriéristes et haines éloignent de toute quête spirituelle. On est là dans un monde détestable et désespérant.

C'est donc un récit choral entre l'introspection de Lucie et la totale incompréhension de sa meilleure amie et de sa mère face à son choix assumé... 

L'ensemble pourrait produire un intéressant témoignage et une piste, à l'heure où les religions, à tort ou à raison, constituent les éléments d'une actualité politique et sociale dramatique. Faire la part des choses en quelque sorte mais hélas la pseudo manipulation et l'énigme, totalement improbable, sensée faire rebondir un contexte plutôt âpre, gâche l'ensemble et fait passer cette lecture dans celles que l'on oublie assez vite.

Tag(s) : #Les 68 premières fois, #Challenge 1% Rentrée Littéraire 2016

Partager cet article

Repost 0