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Second livre re- découvert dans le cadre du Groupe 68 Premières Fois.

Quatrième de couverture :

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur "Mr. Bojangles". Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de la place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l'appartement. C'est elle qui n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.

Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feron tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que côute. L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.

Avis et commentaires :

Encore un livre réjouissant et jouissif même si l'ultime rebondissement l'est moins Une chronique chorale d'une famille des plus originales et déjantées. De la rencontre des parents du narrateur à la folie quotidienne et au rejet de tout conformisme qu'ils entretiennent avec leurs familiers comme la fuite de toute morosité, véritable leitmotiv de ce couple, je ne me suis pas ennuyé un seul instant et j'ai beaucoup ri d'ailleurs quasiment d'un bout à l'autre des 9 premiers chapitres.

J'ai retrouvé dans ce livre la même originalité que dans les livres d'Alexandre Jardin ou de Daniel Pennac, la volonté chez les protagonistes de ces livres de rejeter absolument toute idée de conformisme, ou toute routine du quotidien dans la vie de couple puis de famille.

Même au coeur de véritables situations dramatiques, l'héroïne bâtit des stratégies drolatiques pour sauver l'apparence de la joie de vivre et de sa philosophie. Fantastique cette facilité à rendre la vie des autres, même épisodiquement, heureuse et joyeuse.

Pétillance, folie douce d'abord, volonté de flamber, de heurter ses contemporains avec une véritable innocence, de rejeter les habituels préjugés ou critères de respectabilité, ce sont les attitudes, les combats, le comportement de la mère du narrateur dont le mari, par amour aveugle, va tout faire pour mettre en musique les scénarii les plus farfelus qu'elle échafaude pour se protéger, sauver la pureté de son fils et sa spontaneité. 

La cocasserie ou la folie douce ne peut, néanmoins pas effacer la véritable maladie mentale de la maman du narrateur et le drame qui se noue dans le dernier chapitre. Le fait d'alterner les récits ; celui de la mère, du père ou du narrateur permet au lecteur d'appréhender à la fois la gravité et la légeretè de cette vie "en attendant Bojangles". Et quelle fantastique histoire d'amour entre ces deux êtres et les liens qu'ils ont avec leur fils, le narrateur...

Attention, on peut passer aussi très vite du rire aux larmes...dans cette lecture mais quoiqu'ile en soit c'est un OVNI qu'il faut lire.

 

Tag(s) : #Les 68 premières fois

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