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Livre découvert dans le cadre de l'opération "Matchs de la Rentrée Littéraire 2014" de Price Minister avec "Actes Sud"

Quatrième de couverture :

Il est le seul à pouvoir apprendre la langue pawpaw afin de communiquer avec son frère aîné, cet enfant rêveur qui ne parle que le langage des oiseaux, n'emploie que ces mots flûtés oubliés depuis longtemps par les humains.

Après la mort de leurs parents, les deux hommes demeurent ensemble dans la maison familiale. D'une gentillesse extrême, l'aîné, qui ne travaille pas, se poste chaque jour tout contre le grillage de la volière de l'école maternelle. Peu à peu, la directrice remarque son calme rassurant pour les oiseaux, sa façon subtile de les interpeller, et lui confie l'entretien de la cage.

Quant au cadet, régisseur de l'ancienne résidence secondaire d'un riche propriétaire du pays, le jardin de roses, les boiseries des salons, la transparence des baies vitrées sont à la mesure de son attachement pour les lieux de mémoire.

Parfois, les deux frères décident de "partir en voyage". Valises en main, ils font halte devant la volière. Ravis de palabrer avec les moineaux de Java, les bengalis ou les canaris citron, ils oublient dans l'instant tout projet de départ. Un jour pourtant le calme du quartier semble en danger, une enfant de l'école disparaît.

Petits Oiseaux est un roman d'une douceur salvatrice qui nous confie un monde où la différence n'influe pas sur le bonheur, où la solitude conduit à un bel univers, un repli du temps préservant l'individu de ses absurdes travers, un pays où s'éploient la voix du poème, celle des histoires et des chants d'oiseaux, celle des mots oubliés.

Avis et commentaires :

Ce récit, d'une rare poésie et sensibilité, est le roman de la vie de "l'homme aux petits oiseaux", tel que toutes et tous le surnomment dans son village.

Un découpage en deux mouvements de ce livre atypique dont on ne se détache à aucun moment tant l’évocation et la représentation sont rendus simplement et tout en nuances, c’est la recette du succès pour le lecteur.

Un premier temps qui nous narre les 27 années durant lesquelles notre personnage central entretient la seule passion de son frère ainé pour le monde des oiseaux et la musique classique avec un langage qu’il est le seul à comprendre et à pratiquer, Ce frère aîné val lui inculquer l’art de la connaissance et de l’entretien des types d’oiseaux les plus variés et exotiques, avant de mourir.

La seconde partie de ce roman correspond à sa vie solitaire où il va perpétuer la passion que lui a léguée son frère pour les oiseaux dans l’entretien des volières et se trouver confronté à un monde extérieur inédit pour lui ; les enfants, l’ambivalence amoureuse d’une bibliothécaire vacataire ou bien encore l’amitié d’un autre passionné d’oiseaux. Son inadaptation à la société humaine qui l’entoure et la sympathie toute relative de ses contemporains vont marqués la fin de ce récit.

On ne peut que s’attacher à ce vieil homme, sa passion des oiseaux qui fait sa raison d’être, un monde définitivement plus chaleureux et paradoxalement plus humain que celui de ses pairs. Une lecture à déguster donc.

Tag(s) : #Les Matchs de la Rentrée Littéraire 2014

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