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Livre découvert dans le cadre d'un partenariat avec le forum Partage Lecture et les Editions Points, occasion pour moi de découvrir une autre facette de cet auteur. Radicalement différent de mes lectures du héros récurrent d'Henning Mankell ; ce cher Wallander.

Quatrième de couverture :

Louise découvre le corps sans vie de son fils Henrik. Un suicide selon la police, un meurtre, selon elle. En archéologue chevronnée, elle fouille son passé. De la Suède au Mozambique en passant par l'Australie, elle s'interroge sur ses innombrables voyages. Pourquoi cet engagement auprès des sidéens d'Afrique ? Comment expliquer son énorme compte en banque ? Et s'il valait mieux ne pas savoir la vérité ?

Avis et commentaires

Etrange sentiment à la clôture de ce livre, on est très loin de l'univers de Wallander et les pratiques dénoncées ici sont perturbantes. Si l'on retrouve ici le mélange d'une personnalité dont la vie personnelle est pour le moins confuse et trouble qui mène une enquête sur son fils unique dont elle découvre la nature et les mystères (un peu comme Wallander) c'est le seul point commun aux livres de Mankell.

Louise Cantor, archéologue reste la seule à trouver suspecte la mort de son fils et va devoir, comme à son quotidien à chercher et à assembler les pièces d'un puzzle qui va la faire voyager  du continent européen à l'Afrique en passant par l'Australie au cœur de l'origine de l'homme et au drame du sida et à ses ravages en Afrique. Une quête dans laquelle Louise va souvent se perdre, entrainant dans cette histoire les fantômes ou les  hommes de son passé. Expérimentations médicales douteuses, complot, suspense, un rythme lent, des disparitions, la recherche d'une vérité difficilement cernable et les démons de l'alcool.... un grand mixage ;  ce sont les éléments de construction de ce roman / polar dont on ne sait pas à la fermeture du livre si l'histoire s'arrête là...

Convoquant pour les besoins de son livre une des nombreuses thèses récentes sur la disparition du cerveau de Kennedy, les travers du commerce de l'industrie pharmaceutique, la vie quotidienne et les paysages d'Afrique qu'il  connaît bien (il vit au Mozambique), les enjeux économiques les plus vils et la traditionnelle césure entre les intérêts économiques, les pratiques commerciales douteuses qui animent nos sociétés modernes au détriment de ce parent pauvre qu'est l'Afrique.

Un sentiment mitigé donc à la fin de ma lecture, les lieux sont bien rendus, le mystère bien entretenu, le rythme est traditionnel, on ne peut pas dire que la joie et la bonne humeur prédominent. Malgré quelques longueurs, on se prend à cette histoire dont on se demande si on ne pourrait pas avoir une suite.

 

 

Tag(s) : #Partenariat Partage Lecture

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