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Livre partenariat chez Book en Stock avec Pocket, que je ne remercierais jamais assez devant ce type d'exercice littéraire de haut vol.

Quatrième de couverture : 

1931. La Grande Dépression ravage les Etats - Unis. Sid Clifford, comme tant d'autres.... Seule la vengeance le pousse encore à avancer. Car le coupable a un nom, un visage : Alonso Mossberg, directeur de la Birmingham Bank. Mais celui-ci n'est qu'un pantin, un instrument aux mains de ceux qui se repaissent de la misère : la mafia, avec à sa tête, l'impitoyable Maranzano.

Dans son village, Sid entraîne une meute de fauves pour qui le sang des hommes vaut moins que les balles qui les emportent.

Avis et commentaires

Une gageure littéraire noire rarement lue que celle-ci.

En simultanée on a un suspense de haut vol et une chronique sociale impeccable et implacable de l'Amérique des années 1930. Alors que les affameurs et principalement les banquiers associés à la maffia et un corps politique corrompu se jettent dans de sombres histoires de rachat de terrains aux victimes de la crise sociale et économique de ces années sombres, le caporal Syd Clifford, noir de peau, découvre que sa famille est décimée par l'œuvre du banquier Mossberg et de ses malversations avec le truand Maranzano. Il s'empare alors de grosses sommes en numéraires, déclenchant toute une série de cataclysmes humains et sociaux. Sur son chemin il va rencontrer son ange en la personne de la jeune Carson dont il va partager sa fuite et multiplier les escapades à travers les états les plus pauvres des Etats - Unis. Engageant un combat désespéré contre les hommes politiques les plus corrompus, les milices les plus sordides, la maffia et le Marshall Strickland à leurs ordres.

Dans cette fuite désespérée, ces deux êtres brisés vont s’associer aux plus pauvres (mineurs, paysans, ouvriers, forains) avec l’argent détourné et bénéficier de leur réseau pour tenter de se sauver. Si les obstacles ne manquent pas, des alliés (journalistes, radios) temporaires se dressent à leurs côtés et des personnages plus sombres mais bien réels historiquement (un certain Hoover entre autres) se glissent avec talent et un certain à-propos.

Une traque insensée semée de bien des morts mais avec un véritable suspense, des sentiments d’une rare véracité, une connaissance parfaite de l’histoire la plus sombre des USA, des pouvoirs en place ou en cours d’installation. Une réflexion en profondeur des pouvoirs économiques et politiques de l’époque. Du rythme, un sens aigu du réalisme et de l’âme humaine. On ne va pas s’orienter, non plus, vers une fin aussi heureuse que certain pouvait l’espérer. Merci c’est un bijou.

Tag(s) : #Le mois de Patrick Graham avec Book en Stock

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