Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

Nouveau livre de la sélection pour les membres du jury du prix Biblioblog 2014.

 

Quatrième de couverture

 

La fascination qu'exercent tatouages et tatoueurs sur le narrateur l'a conduit à dessiner pour l'un d'eux, son ami Dimitri. Mais il a longtemps résisté à offrir sa peau aux poincons et à l'encre. C'est une phrase latine sur les heures qui passent, "Vulnerant omnes, ultima necat" (toutes blessent, la dernière tue), qui le fera changer d'avis et bouleversera son existence. Dès que Dimitri la lui tatoue sur la poitrine, il devient un autre homme dans ses rapports aux femmes, au temps, à l'existence. Mais très vite l'encre des premiers mots pâlit et étrangement, son sang en fait autant....

Dans une langue dense et puissante, Stéphanie Hochet écrit une fiction aux marges du fantastique, une méditatin sensuelle sur le sang et l'écriture, la peau et la mémoire, les traces et l'oubli.

 

Avis et commentaires

 

Passionnant témoignage sur un monde fermé ; celui du tatouage, des tatoueurs et des tatoués. Récit onirique que celui de Stéphanie Hochet à travers le destin et l'histoire de son personnage ; le narrateur.

Celui-ci, doué d'un vrai talent d'illustrateur et de dessinateur, va passer d'un statut de collaborateur avec son ami tatoueur, Dimitri; à celui de tatoué alors qu'il n'avait jusque là jamais passé ce cap et se montrait d'ailleurs plutôt circonspect à l'égard de celles et ceux qui font ce choix. C'est lors d'un voyage en Italie qu'il va trouver l'illustration et le motif qu'il se fera tatouer. Une expression et une phrase bien énigmatique ; "Vulnerant omnes, ultima necat" (Toutes blessent, la dernière tue), une des meilleures définitions des heures qui passent.

Fort de ce choix, Dimitri va alors le réaliser sur le torse du narrateur, les événements vont se succéder  et nous entrons dans un livre mêlant le récit de vie privé et sentimental et le fantastique dans une sorte de métamorphose du narrateur tant physique que mental.

Entre Marion C, premier amour du narrateur mais qu'il fuira devant la perspective d'une grossesse et Marie, la jeune femme qu'il va rencontrer alors que sa condition de tatoué naît, les passerelles se créent et les regrets aussi. 

Mais pire que tout, alors que son tatouage s'estompe, sa raison défaille, son état général se dégrade, son sang se modifie et il verse dans la pure psychose et la jalousie.... Dimitri, son ami tatoueur ne s’approprierait- t-il pas la vie, les sentiments, les pensées ou la femme dont le narrateur s'est épris. Y a t'il une sorte de maléfice voir de magie noire dans le tatouage ?

Entre Buzatti et Kafka, thème exploité de manière originale dans un style épuré. Pour les novices dans ce registre c'est instructif et plaisant

Petit livre assez inclassable mais au rythme et à l'écriture fluide, imagée de qualité.

Tag(s) : #Prix Biblioblog 2014

Partager cet article

Repost 0