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Livre lu dans le cadre d'un partenariat avec le forum Libfly.

 

Quatrième de couverture :

 

Anne, la narratrice, Alice et Romain avancent main dans la main dans une vie qu'on pourrait croire douce. Promenades au Champ de Mars, au pied de l'immeuble familial, équitation, prestigieuse école privée.... Soeurs et frère, ils reçoivent cette bonne éducation des grandes familles bourgeoises, qui enseigne aux enfants culture, droiture, respect. Mais quand le vernis craque, quand la violence s'insinue, quand la famille se décompose, ce voile de bonnes manières les réduit au silence et les consume à petit feu.

Heureusement, peinture, littérature, musique apportent espoir et réconfort. Et puis il y a June, la jeune fille au pair, Adelaïde et Marianne, les grands -  mères attentives, et le cheval, le Pays de Galles et la Normandie - rêves  et instants de liberté.

Dans ce roman d'apprentissage, la cadette prend la parole, délie les mots prisonniers d'une lourde chape de silences et de non-dits. Elle raconte, démêle les souvenirs, souffre, grandit. Et le lecteur absorbe l'émotion qu'offre une narration sensible où pas un mot ne manque, pas un mot n'est superflu.

Dans le sillage de François Mauriac et Hervé Bazin, Sylvia Tabet embrasse ici une certaine tradition littéraire française, qui nous convie au plus près de l'intime, du fragile.

 

Avis et commentaires

 

Un livre témoignage totalement vraisemblable et parfaitement rendu sans excés de pathos mais avec des mots justes sur une thématique peu connue, en ce qui me concerne, la maltraitance d'une mère envers ses enfants.

Autobiographie et biographie de la narratrice couvrant l'histoire familliale depuis deux générations. Un clan famillial aisé, partagé entre des architectes et des artistes et qui va exploser avec le divorce des parents de la narratrice. Une mère peu aimante, musicienne qui va passer son temps à maltraiter ses enfants (au moral comme au physique pour tout ou pour rien) du fait d'une probable maladie mentale. 

Sur cette route de souffrance, la narratrice va néanmoins connaître des temps trop rares de bonheur avec une vie à l'étranger, sa pratique de maitrîse de l'équitation, des grands mères d'une grande sensibilité et tentant d'adoucir cette enfance de maltraitance alors que le père de la narratice, en divorcant va devoir abandonner de temps en temps ses enfants et ainsi les laisser dans une grande désespérance.

Un clan famillial très aisé, des histoires de vie originales, des chocs culturels et cette souffrance d'enfance indélébile partagée et supportée entre frère et soeurs car, dans ces milieux là ces drames doivent être tus.

On est effectivement très prêt d'une enfance et d'une littérature aux consonnaces tragiques à la Hervé Bazin ou à la François Mauriac.

Tag(s) : #Partenariat Libfly

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