Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

Partenariat exclusif Libfly.

Autobiographie de très grande qualité, merci à Libfly et aux Editions Espace Nord, merci beaucoup.

 

Quatrième de couverture :

 

Bubelè, l'enfant à l'ombre met en scène un petit gars de trois ans que ses parents, des Juifs polonais qui périront à Auschwitz, ont caché dans une famille flamande de ce qui était alors - Ganshoren, dans le nord de Bruxelles- un bout de campagne en périphérie de la capitale du Royaume de Belgique.

Autobiographique, le récit se teinte d'un humour digne de Chaplin ou de Woody Allen. C'est le sourire aux lèvres et la gorge nouée que l'on suit les évolutions de ce bonhomme, de ce bubelé, durant la guerre et après, en quête du moindre souvenir de sa mère et d'un avenir qui lui appartienne enfin, jusqu'au seuil de son adolescence.

Romancier, Adolphe Nysenholc est aussi écrivain de théâtre et auteur d'essais sur le cinéma.

 

Avis et commentaires :

 

C'est avec un sourire aux lèvres teinté de mélancolie que je referme ce livre tant cette autobiographie mixe à la fois joie, tristesse et anxiété.

 

Une histoire de vie terrible à la base qui va totalement orienter la quéte identitaire de l'auteur. En effet il reprend ici en premier lieu les circonstances dramatiques qui amènent  Salomon et Léa Nysenholc, ses parents à une famille flamande d'adoption pour le mettre à l'abri des nazis et des rafles de juifs, son attente de leur retour improbable, l'attachement réciproque à cette famille de substitution chrétienne et la vie de reclus puis le seul retour d'un oncle profondément juif, le combat entre les deux pour l'éducation religieuse de cet enfant, le placement et la succession d'home (orphelinat) juif en Belgique et l'hésitation entre l'exil en Israël et les USA toujours sans concertation avec l'auteur - enfant.

 

Chroniques de rare qualité de d'introspection de cet enfant balloté entre tant de contradictions et au coeur des affrontements religieux alors qu'il ne recherche que le souvenir et les images de ses parents. Intéressants aussi les apports aux lecteurs en termes de culture yiddish, de l'histoire d'Israël et de ces familles de gentils.

 

Les souvenirs se bousculent entre les premiers copains, le destin de son frère, le premier amour, le directeur d'orphelinat très religieux, les jeux et bétîses d'enfants marqués cruellement dès leur plus jeune enfance et qui survivent malgré tout et surtout malgré les inconstances des adultes les entourant et les traitant comme des objets et malgré eux

 

Voilà longtemps que je n'avais pas lu une telle autobiographie entre humour, tendresse, pleurs et sentiments.Grande sensibilité mais aussi, pour moi, cruauté de la religion mais aussi une certaine approche de la résilience.

Partager cet article

Repost 0