17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 18:01

Quatrième de couverture

1783, de la Sicile au Japon, la terre tremble. Un volcan  islandais répand sur l'Europe des vapeurs mortifères. La paix avec l'Angleterre signée, la France en déficit court à la banqueroute. Nicolas Le Floch est mandaté par Marie-Antoinette pour enquêter sur la mort de l'un de ses courtisans, le vicomte de Trabard, piétiné par un cheval. Confronté à l'insincérité de la reine et aux mensonges des proches du disparu,il découvre les surprenantes retombées de cette affaire : fabrication de fausse monnaie, trafic immobilier d'un ordre religieux et tranasmission d'écrits scandaleux.

Nicolas va de nouveau traverser les arcanes du Paris de l'argent et de la galanterie. En marge de ses recherches, il croise un aventurier, le comte de Cagliostro, sa complice Mme de la Motte - Valois et résout le mystère du Turc automate, joueur d'échecs.

Revenu de ses illusions, mais toujours prêt à servir la couronne et la justice, le commissaire aux Affaires extraordinaires prendra-t-il la  mesure de la corruption qui gagne tous les ordres de la société ?

 

Avis et commentaires ;

 

Je trépignais après " L'Enquête Russe " de retrouver ce cher Marquis de Rangueil au seuil d'une nouvelle aventure et sous l'égide de Marie Antoinette.

Comme d'habitude ce nouvel opus est à la fois captivant, divertissant et riche en connotations, elles, tout à fait actuelles. Jugez vous en vous - mêmes; l'éruption d'un volcan apportant des bouleversements climatiques et sociaux à travers toute l'Europe et vous vous retrouvez en plein dans nos querelles écologiques actuelles, ajoutez- y du trafic d'influence et des détournements de fonds, cela ne vous rappelle-t-il rien ?

Nouvel opus qui nous permet de retrouver les familiers de Nicolas si indispensables (Noblecourt, Le Noir, Catherine, Bourdeau, Secmangus, Sansom....) au bon déroulement des enquêtes de M Le Floch mais aussi ses fragilités (femmes, fils, maîtresses) et sa vision si noire des moeurs de son époque où tout est fait pour ne faciliter et protéger que les plus fortunés ou en cours avec la monarchie régnante. Et bien sûr, avec une facilité déconcertante, Jean François Parot reprend à son compte et au grand plaisir de Nicolas Le Floch des énigmes et des personnages historiques (Cagliostro, M De Fersen....) qui permettent toujours autant de séduire le lecteur assidu de ce cycle.

C'est entre Versailles, Paris et la perfide Albion (l'Angleterre) que Nicolas va nouveau enquêter sur la mort suspecte d'un proche (aventurier et escroc) de Marie Antoinette alors que s'associent tous les éléments qui provoquent la méfiance du peuple vis à vis de ses élites politiques et, ici, religieuses mais aussi financières. Nous n'échapperons pas au contexte climatique désatreux de l'époque avec un certain volcan islandais qui fait des siennes, aux multiples confrontations (un peu à l'Agatha Christie..) des principales actrices et acteurs du drame, des perpétuelles manipulations de ce triste Sartine, le mentor originel de Nicolas ni au sauvetage, in extremis, de ce dernier par ses amis fidèles.

Bien sûr, au grand déplaisir de ce cher Nicolas, le fameux intérêt suprême de l'Etat va encore faire des siennes dans cette nouvelle affaire....

M Parot, n'attendez pas deux années pour nous donner la suite des aventures de ce cher Nicolas.

Partager cet article

16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 21:06

Partenariat Livraddict et Folio que je remercie.

 

Quatrième de couverture

 

Aristote était un être de chair et de sang, et Alexandre le Grand, un adolescent plein de doutes et d'arrogance. Lorsqu'en 342 avant Jésus- Christ le philosophe devient précepteur du futur roi de Macédoine, la relation qui s'établit est aussi enrichissante pour l'un que pour l'autre. Par ses démonstrations sur une table de dissection comme par ses réflexions éthiques et métaphysiques, Aristote transmet à son élève la notion de "juste milieu" point d'équilibre entre deux extrêmes. De son côté, le fougueux Alexandre offre de nouvelles perspectives à son maître peu aventureux.

Des cahutes enfumées aux chambres du palais, Annabel Lyon lève le voile sur deux hommes qui ont transformé le monde. Elle explore avec finesse et jubilation des thèmes aussi universels que la transmission du savoir, les conflits de génération, les jeux de pouvoir.

 

Avis et commentaires :

 

Pouvoir imaginer, en respectant les dates et les repères historiques existant,  l'apprentissage d'Alexandre Le Grand par Aristote et son mode d'éducation c'est le pari réussi par Annabel Lyon. Récit choral et imagé des rapports entre ses deux personnages et choc des cultures entre le monde grec et le monde macédonien. 

Trame historique mais aussi récit très romancé des méthodes d'éducation d'Aristote vis à vis du futur conquérant et son frère Arridhée, être un peu débile et frustre.Dans ce roman à caractère historique, c'est une parfaite reproduction des modes de vie et de pensées de l'époque . Si Aristote avec ses proches avait pour projet initial de passer saluer et répondre à une demande de son vieil ami Philippe, il va se trouver entrainer dans un tout autre schéma ; donner et enseigner les bases philosophiques, médicales et générales au futur conquérant et meneur d'homme. Cet aparté sera l'occasion pour Annabel Lyon d'imaginer des dialogues entre Aristote, sa femme, Philippe de Macédoine,et d'imaginer la teneur originale et imaginative de ces échanges. Intéressant aussi cet mise en avant de la femme dans ces sociétés antiques dont on imaginait plutôt un monde machiste.

Attachant, instructif, ce sont les failles et l'interrogation de l'homme Aristote, à tout point de vue qui sont aussi imaginés et décrits, leur degré de perméabilité entre les deux hommes et ce qui pourra peut-être expliquer aussi le mode de réflexion et d'action d'Alexandre Le Grand. Attachant aussi ces rapports entre Aristote et Arridhé, qui veut voir en ce dernier de véritables qualités que tous lui dénient.

Un roman mi - historique, mi - sociologique mi-romancé dans un langage volontairement accessible et très loin des schémas classiques.

 

Partager cet article

16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 20:20

Partager cet article

16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 19:12

 

Livre lu en partenariat avec Book En Stock dans le cadre de son opération "Le Mois de..." et les Editions Plon. Un grand merci pour ce partage, voilà un livre et une auteure qui d'office prendra place dans ma bibliothèque des meilleures découvertes suspense / thriller.

Ce mois de juin 2013 est donc un mois qui, une nouvelle fois, fera date dans mon panthéon personnel. Il faut absolument que vous découvriez ce livre et les échanges qui se déroulent en ce moment là : http://bookenstock.blogspot.fr/2013/04/le-mois-de-juin-sera-le-mois-de.html

 

Quatrième de couverture

 

Deux écorchés vifs.

Deux rêves de seconde chance.

Un regard pour renaître....

 

Provocateur, cynique et misogyne, Marc est affecté à la brigade des moeurs après un grave accident. Quand, dans le cadre d'une enquête, il croise la douce Barbara, le policier est troublé par son regard presque candide, touché par cette fragilité que partagent ceux qui reviennent de loin. Emu. Au point de croire de nouveau en l'avenir.

Mais il est aussi  persuadé qu'elle est la pièce manquante, le pion à manipuler pour démasquer le psychopate qu'il traque. Et s'il se trompait ? Le pire des monstres est parfois celui qui s'ignore, quand bien même il rêve sa vie dans les yeux d'une poupée.....

 

Avis et commentaires

 

Difficile de parler d'un livre qui, définitivement, vous a laissé sans voix et dont il ne faut pas dévoiler trop d'éléments pour que nombreuses et nombreux soient celles et ceux qui vont plonger dans le monde bien noir de Barbara et de Marc comme dans un puits sans fond.

 

Ingrid Desjours cultive le don de nous faire détester le genre humain, tout sexe confondu, tant ses personnages passent du statut de victimes à bourreaux et de bourreaux à victimes. Les hommes, sont, pour la plupart d'ignobles personnages qui tirent substance du genre féminin ; femmes- épouse, femmes - objet, femmes - fantasme, femmes -maîtresses, peu importe tant ils se montrent égoïstes. Barbara le découvre à ses dépends et si pour l'étrange lien qu'elle tisse avec ses poupées de porcelaine, elle se soumet à une haine définitive des hommes, elle veut toujours croire à son rêve de princesse emportée par son blanc chevalier, elle cède trop souvent à Barbie la femme fatale.

Les femmes ne sont pas plus épargnés par l'auteure et Marc, elles sont intéressées, vénales, fatales, n'aspirent qu'à s'installer, qu'à trouver un père pour leur progéniture à venir et en aucun cas fiables. Une histoire lourde avec des blessures tant physiques que morales l'a définitivement brisé même si, au fond de l'horreur, il veut croire que l'amour peut exister et veut vouloir sauver celle qu'il veut croire victime.

Pas de recours non plus du côté des ascendants et de la famille élargie pour Barbara, entre une mère qui la martyrise, un père .... et un conjoint de substitution, aucun ne veut l'aimer comme elle le souhaite et comme tout le monde a le droit de l'être. La brève bouée de sauvetage que pourrait constituer l'arrivée de son bébé ne sera que passagère Barbara, femme - enfant, est abusée (à tous les points de vue), elle subit autant que ses pulsions l'emmènent aux fonds de l'abjection.

Bien sûr les séquences violentes ne manquent pas mais ne constituent pas l'essentiel du livre, la crudité est bien présente  mais la vie selon Ingrid Desjours est violence. Le rythme est installé, il n'y a pas de surprise à attendre dans la résolution des crimes. Ce sont les personnages, leur fondement, leur faille et leur univers psychique que décrit magistralement Ingrid Desjours. Les débats intérieurs, les lâchetés et la noirceur des personnages comme leur interaction sont parfaitement rendus et on ne peut pas lâcher le livre dés que l'on s'y plonge.

 

Partager cet article

14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 09:20

#VendrediLecture une de mes lectures du jour "Le Soleil sousla Soie" d'Eric Marchal

Partager cet article

10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 11:30

Partager cet article

10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 11:30

Partager cet article

8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 18:21

Partager cet article

8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 15:57

 

Quatrième de couverture :

 

La jeune Erica Falck a déjà une longue expérience du crime. Quant à Patrick Hedström, l'inspecteur qu'elle vient d'épouser, il a échappé de peu à la mort, et tous deux savent que le mal peut surgir n'importe où, qu'il se tapit peut-être en chacun de nous et que la duplicité humaine, loin de représenter l'exception, constitue sans doute la règle. Tandis qu'elle entreprend des recherches sur cette mèr qu'elle regrette de n'avoir pas connue et dont elle n'a jamais vraiment compris la froideur, Erica découvre, en fouillant son grenier, les carnets d'un journal intime et, enveloppée dans une petite brassière maculée de sang, une ancienne médaille ornée d'une croix gammée. Pourquoi sa mère, qui avait laissé si peu de choses, avait-elle conservé un tel objet ? Voulant en savoir pkus, elle entre en contact avec un vieux professeur d'histoire à la retraite. L'homme a un comportement bizarre et se montre élusif. Deux jours plus tard, il est sauvagemment assassiné...

Dans ce cinquième volet des aventures d'Erica Falck, Camilla Läckberg mêle avec une virtuosité plus grande que jamais l'histoire de son héroïne et celle  d'une jeune suédoise prise dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale. Tandis qu'Erica fouille le passé de sa famille, le lecteur plonge avec délice dans un nouveau bain de noirceur nordique.

 

Avis et commentaire

 

Décidément, je ne suis jamais déçu par cette auteure et par les aventures de ses deux héros Patrick et Erica, mêlant inexorablement leur job (policier pour lui et écrivaine pour elle) avec les tribulations de leur couple, de leurs ex, de leurs enfants et de leur famille à des enquêtes sur des meurtres dont, ici encore, je n'ai pas pu découvrir les motifs et les meurtriers  avant les tous derniers chapîtres. 

L'art du suspense est, encore une fois, mené avec brio et Camilla Läckberg même intelligement les problèmes sociétaux suédois modernes (famille en recomposition, congé de paternité, homosexualité et GPA) politiques (montée des fascistes) et les enquêtes.

Le lecteur avait quitté Erica à la fin du quatrième volume alors qu'elle mettait la main sur les carnets intimes de sa mère ainsi que d'une brassière ensanglantée et une médaille ornée de la croix gammée pour lesquels elle n'avait pas d'explication. Souvenirs d'une mère qui n'a jamais exprimé de sentiments maternels forts envers ses deux fllles, et qu'Erica va tenter de comprendre et déclencher ainsi le premier meurtre de ce livre. Quels sont les liens qui unissaient les amis de sa mère lorsqu'elle était adolescente en pleine seconde guerre mondiale ? Les secrets de famille sont souvent à l'origine de drames quand ils sont révélés et cela bien des années passées.

Je ne peux en dire plus, il faut lire ce livre et d'ailleurs tous les opus de cette série et l'addiction, entre suspense et rebondissements,  vous guette.

Partager cet article

8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 10:54

 

 

Partenariat avec Libfly dans le cadre de l'une de leur nombreuses initiatives "Livre en diffusion contre Chronique" et dans le cadre du "Salon du Livre d'Expression Populaire et de critique Sociale". Découverte de petites maisons d'édition "Colères du Présent" des Editions Baleine.

 

Quatrième de couverture

 

"Toute ressemblance avec des personnes ayant existé, des faits et des événements s'étant produits dans le Nord-Pas-de-Calais serait purement fortuite. Chacun sait que la République ne permettrait jamais que s'installent dans une seule de ses régions la misère et la violence. Chacun sait que la gauche a l'intention d'augmenter le budget des associations, en particulier celui du Secours Populaire, de remettre le peuple au centre de ses préoccupations, loin devant les banquiers, les spéculateurs, les profiteurs. Sinon Nour va se fâcher, et ca va saigner ! "

La jeune Marocaine est seule désormais, puisque Norbert est mort. Mais on n'est jamais seul quand on milite. Il y a tellement à faire sur le front de la solidarité, surtout dans la voyette du Bout du monde, un malheureux bout de rue où se côtoient des rescapés des camps, une demandeuse d'amour, un demandeur d'asile.... Avec leurs petites mains, leur grand coeur et leur mémoire déchirée, ils vont affronter à leur manière la Bête Immonde engendrée par Moloch.

 

Avis et commentaires

 

Chroniques à caractère d'essai, hélas toujours d'actualité mais en tout cas un témoignage bien utile.

Une plongée dans les friches du Nord / Pas de Calais, c'est ce qu'entreprend Martin Desgardins, ancien banquier en prenant son poste à l'antenne locale du Secours Populaire, à proximité d'une ancienne papeterie. Passant ainsi d'un monde de refus et d'incompréhension des difficultés sociales et économiques à celui des gens en difficulté et aux attentes du minimum vital mais avec une certaine fierté.

Rencontre et échanges entre des destins plutôt sombres ; Cindy, Paco et Nour face aux habituels margoulins, politiques d'extrême droite et officiers en charge de dénicher les sans papier. Combats humains, compréhension mutuelle, puissance des liens familliaux et respect des valeurs humaines les plus essentielles, cela fait du bien de retrouver un semblant d'humanité.

Un petite livre actuel, bien écrit et partagé en épisodes brefs et concis, agréable découverte et lecture donc nécessaire. Merci pour ce partenariat.

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Présentation

  • : Le blog de passiondelecteur.over-blog.com
  • Le blog de passiondelecteur.over-blog.com
  • : Conjuguez enfin ma passion des littératures à la création d'un blog de partage
  • Contact

Recherche

Liens

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest