Un beau challenge mis en place par Arieste, inscriptions et règles ici : link
Mon premier choix pour la catégorie :
- Rudyard KIPLING entre 1 et 4 billets.
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Quatrième de couverture :
Ils sont jeunes pour la plupart, ils ont tous mis fin à leurs jours-par désespoir ou par inadvertance, suite à un chagrin d'amour ou à une overdose, chez eux ou pendant leur service militaire- et les voici rassemblés en un lieu néo-dantesque qui ressemble étrangement au monde auquel ils avaient décidé de tirer pour de bon leur révérence.
Hayim est à la recherche d'Erga, dont il était amoureux de son vivant. Tel Orphée en quête d'Eurydice, il parcourt ces enfers d'un nouveau genre pour retrouver la jeune fille, croisant en chemin toutes sortes de suicidés, jeunes âmes en peine errant en ce purgatoire où elles ne veulent rien purger et dont certaines reviendraient bien volontiers, ayant parfois quitté l'ici-bas sans vocation particulière.
Ce bref et singulier texte où l'humour le dispute à la mélancolie se lit d'une traite, dans la plus grande jubilation, dans la plus profonde inquiétude.
Avis et commentaires :
Premier contact avec un auteur israélien qui manie l'humour et une certaine auto dérisin à travers ce petit livre qui fut un agréable moment de lecture .
Aborder le suicide sous cet angle est culotté et imaginer ainsi qu'après leur suicide, ces jeunes israêliens, majoritairement se retrouver dans un monde où ils doivent mener une vie identique sans finalité, cela peut être plutôt angoissant.. Certaines ou certains profitent de cette seconde vie pour essayer de se reconstruire voir d'inverser les sorts qui était les leurs dans la vie terrestre et qui les ont conduit au suicide.
Ainsi, Hayim, le héros narrateur de ce récit s'est suicidé probablement suite au rejet de celle qu'il aimait, apprend incidemment qu'elle -même l'a suivi quelques temps après dans le suicide et doublé par sesdeux acolytes, Ari et Lihi, se lance à la recherche de son amour, Erga pour tenter de la reconquérir.
Les clins d'oeil ne manquent pas avec Ari, d'une famille de suicidé, il y a ainsi retrouvé ses parents et vit avec eux, Lihi quant à elle s'est suicidée sans le savoir ou le vouloir et cherche un responsable pour le lui expliquer. Les plaies d'Israeêl sont aussi présentes et abordées avec un certin cynisme, notamment ces jeunes qui se sont donnés la mort pour échapper au service militaire et les combats avec les palestiniens ou cette rencontre avec des jeunes arabes kamikazes auxquels on demande s'ils ont bien eu les vierges prévues par leur sacrifice.
Un quête de chacun donc avec humour et cynisme.
Un livre plaisant.
Livre lu dans le cadre de ma participation à l'attribution du Prix Littéraires des Lecteurs Angevins et des lycéens / CEZAM 2012.
Quatrième de couverture :
Guernica, avril 1937. jeune peintre autodidacte, Basilio passe son temps dans les marais à observer des hérons cendrés. Ce n'est pas qu'il se sente extérieur au conflit, il a même cherché à s'enrôler dans l'armée républicaine. Mais tandis que les bombardiers allemands sillonnent déjà le ciel, il s'acharne à rendre par le princeau le frémissement invisible de la vie, dans les plumes d'un de ces oiseaux hiératiques. Dans quelques heures, Guernica sera une ville en cendres, mais c'est un peintre autrement célèbre qui va en rendre compte, magistralement.
L'un comme l'autre, pourtant, le petit peintre de hérons tout autant que le Picasso mondialement connu nous interrogent sur les tragédies de la guerre et la nécessité de l'art pour en témoigner.
Avis et commentaires :
Cette sélection de livres issus de la rentrée de l'automne 2011 est décidément une ruche de bons livres.
Ce livre nous plonge dans la vie de Basilio, jeune homme simple, artiste peintre animalier à ses heures de loisir, jeune espagnol d'une commune obscure jusque là ; Guernica.
Antoine Choplin fait le pari de nous faire vivre de l'intérieur cette terrible journée de 1937, où les bombardiers allemands, alliés des fascistes espagnols, entreprirent de raser ce village sans histoire. Basilio, notre héros va nous faire le récit de ce bombardement avec les yeux du peintre, retracer les dernières heures de ce village où venait de se dérouler le marché traditionnel, les bombardements, les cris et images des victimes avec un regard avisé, celui du peintre qui étudie les détails mais sans voyeurisme. Cela, alors même qu'il s'acharnait, par volonté de séduire Celestina (au destin tragique car victime du bombardement) à reproduire les traits et caractéristiques d'un héron cendré dont il est l'admirateur.
Confronté à l'horreur, à cette apocalypse, les scènes rapportées, le sont, alors que Basilio se rend à l'exposition Universelle de Paris par la volonté du curé de sa paroisse, le Père Eusébio. Il se rejoue le drame devant la peinture de Picasso , "Guernica" exposée à cette occasion. Envoyé par le curé pour témoigner à Picasso de ce qu'il a vécu, afin de confronter leur art et de lui faire comprendre toute l'intensité de ce drame, la rencontre aura t'elle lieu ?
Parmi les images choc reprises par Antoine Choplin, on ne peut manquer cette description des taureaux en feu s'échappant de la grange de Guernica, d'autant plus crédible que l'on va les retrouver sur la toile de Picasso dont il faut avoir sous les yeux la toilepour encore mieux s'impregner de ce livre.
Très belle écriture, un livre à vraiment découvrir.
Logo à venir.
Lien pour inscription et renseignements : link
Le Principe :
MA DATE DE REFERENCE le 1 er Janvier 2011 : PAL à 850 environ.
Book club de Livraddict de janvier 2012.
Quatrième de Couverture :
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs garde car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie. Cormac Mc Carthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l'extrême.
Prix Pulitzer 2007.
Avis et commentaires :
L'onde de choc suscitée par ce livre, en réactions négatives (notamment sur les ondes de France Inter "Le Masque et la Plume) et en réactions dithyrambiques mais aussi la thématique anxiogène qu'il présentait, tout ces éléments me freinaient dans la perspective de cette lecture. J'avoue avoir eu tort d'attendre, ce ne sera surement pas mon livre de référence ni de chevet mais cela reste un libre fort par les messages qu'il délivre.
Oeuvre apocalytique, le mot est faible, dans un pays dévasté par ce que l'on peut imaginer être un automne nucléaire, dans une longue litanie et un long ruban goudronné, seul repère, un homme malade et son fils vont vers le sud, mais sans que jamais l'on sache si vraiment il y a un futur. Errant sans but, le père va tout faire pour protéger son fils et pour cela devoir lutter contre les autres survivants (tombés au niveau zéro de l'humanité) avec hargne et sans espor ni espérance. Aller le plus loin possible, protéger avec toute la violence possible au besoin et surtout survivre jusqu'au lendemain, c'est à dire les seuls besoins vitaux (boire, manger, se réchauffer) dans un monde où il ne reste plus rien (plus de nourriture, plus d'eau, plus de feu ni d'électricité et surtout sans pouvoir rester plus d'une nuit à un même endroit).
Leur quotidien c'est la recherche de maison, de magasins avec des restes de liquide et de nourriture à travers le cambriolage mais aussi d'allumettes, de gaz, d'alcool à bruler, de bougie, éviter les hordes de sauvages armées qui poursuivent les mêmes buts sans respect de loi, si ce n'est celle du plus fort (massacre en série, cannibalisme, des femmes que l'on ensemence pour manger les bébés ...) En gros plus aucun repère, tout le livre, à part une petite période d'aise dans une cache équipée, est noir désespérément noir. Non seulement il leur faut se méfier de tous les êtres rencontrés mais en plus il y a un vrai problème relationnel entre l'homme et l'enfant. L'homme sait que sa fin est proche, il est à l'image du monde qu'il représente, sans humanité, violent à l'extrême et paradoxalement totalement désespéré et développe un sentiment de culpabilité, notamment à l'égard de la mère de l'enfant. L'enfant est sans souvenir, sans repère, sans éducation et encore peu perverti par le monde qui l'entoure, à travers certaines rencontres, il va même se montrer profondément humain en suppliant son père de ne pas aller jusqu'au meurtre ou à l'extrême violence. C'est d'ailleurs là que l'image métaphorique (un leitmotiv dans le discours de l'homme pour pousser l'enfant à vivre et à lui survivre) prend toute sa place, cet enfant est "le porteur de feu", une sorte de nouveau prophète, l'apôtre de la renaissance de l'humain, de l'humanité à renaître.
La fin du livre est inattendue et permet au lecteur de tout envisager.
Style très particulier, pas de prénom, pas de cadre ni de repère géographique, des phrases courtes, souvent répétitives. Difficile parfois d'imaginer que l'humanité puisse aller ainsi vers cette fin, difficle de le lire d'une traite mais on est porté par le sentiment de vouloir connaître la fin, d'accompagner cet enfant prohétique.
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